ANGLE DOMINANT
Moscou pointe dans le procès Apple-OpenAI un symptôme des rivalités internes qui minent la course américaine à l'intelligence artificielle, entre vols de secrets allégués et produits abandonnés en série.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Apple accuse OpenAI et deux anciens employés d'avoir volé des secrets commerciaux « à chaque niveau, des membres du personnel technique jusqu'au directeur du matériel » (RIA Novosti)
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Apple demande une injonction, la restitution de ses biens, des dommages-intérêts, des dommages punitifs et le remboursement des frais de justice
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OpenAI a annoncé la fermeture de son navigateur Atlas, lancé il y a moins de neuf mois, après avoir déjà arrêté son générateur vidéo Sora (Meduza)
ANALYSE
Moscou, 11 juillet 2026. La procédure judiciaire ouverte par Apple contre OpenAI trouve un écho factuel dans la presse russe, qui s'appuie d'abord sur le texte même de l'assignation. RIA Novosti, citant le document déposé à Washington et dont l'agence dit disposer, rapporte qu'Apple poursuit le créateur de ChatGPT et deux de ses anciens salariés, les accusant d'avoir dérobé des secrets commerciaux liés au développement d'un dispositif d'intelligence artificielle. Selon la citation reprise par l'agence d'État, « à chaque niveau — des membres du personnel technique jusqu'au directeur du matériel — et dans ses échanges avec des partenaires commerciaux, OpenAI a volé des secrets commerciaux et des informations confidentielles d'Apple ». La firme de Cupertino accuse également ses deux ex-employés d'avoir transmis ces informations à OpenAI.
Apple demande à la justice d'interdire aux défendeurs d'utiliser ou de divulguer ses secrets commerciaux, de les contraindre à restituer les biens de l'entreprise et à cesser tout accès à ses données sensibles. Elle réclame en outre réparation du préjudice, restitution des bénéfices tirés par les défendeurs, des dommages punitifs et le remboursement des frais de justice, précise RIA Novosti.
Le dossier survient alors qu'OpenAI traverse une période agitée, souligne de son côté Meduza. Le média indépendant rapporte que l'entreprise vient d'annoncer l'arrêt de son navigateur doté d'intelligence artificielle, Atlas, lancé il y a moins de neuf mois : une partie de ses fonctions sera intégrée à l'application de bureau de ChatGPT et à une extension Chrome. Cette décision, prise quatre mois après un appel interne à réduire les projets secondaires, fait suite à la fermeture de Sora, le générateur vidéo de la société. Les premiers retours occidentaux jugeaient déjà Atlas en retrait, notamment comme moteur de recherche.
Pour la presse russe, cette accumulation — plainte pour vol de secrets d'un côté, retraits successifs de produits de l'autre — illustre les tensions internes qui traversent l'écosystème américain de l'intelligence artificielle, où la course à l'innovation s'accompagne de conflits juridiques croissants entre anciens partenaires devenus rivaux. Aucune réaction d'OpenAI n'a pour l'instant été rapportée.
