ANGLE DOMINANT
Tunis mesure l'escalade houthie à l'aune de ses conséquences pour l'image et le projet de diversification économique de Riyad, que Kapitalis juge menacés faute d'issue au conflit.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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L'attaque du samedi 10 octobre 2026 contre l'aéroport roi Khaled de Riyad a fait 13 morts et 309 blessés, selon Kapitalis ; l'aéroport est fermé jusqu'à nouvel ordre.
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Kapitalis, citant The Economist, juge que le royaume dispose de peu d'options et que les frappes peuvent compromettre la diversification économique voulue par Mohammed ben Salmane.
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Donald Trump a condamné lundi soir les attaques houthies, jugeant que le groupe « se comporte mal » et qualifiant l'attaque de Riyad de « chose affreuse », selon Alchourouk.
ANALYSE
Tunis, 14 octobre 2026. Les deux médias tunisiens du corpus, Kapitalis et Alchourouk, traitent la montée des attaques houthies contre le royaume saoudien surtout par ses effets sur l'image et l'économie de Riyad. Kapitalis titre sur des Houthis qui « sèment la panique en Arabie saoudite ». Le site rapporte qu'une série d'attaques de drones, de missiles balistiques et de missiles de croisière a frappé l'aéroport international roi Khaled de Riyad samedi 10 octobre 2026, faisant 13 morts et 309 blessés. L'aéroport est fermé jusqu'à nouvel ordre, les écoles de la capitale ont basculé en enseignement à distance et plusieurs entreprises du centre d'affaires ont mis leur personnel en télétravail. L'aéroport de Dammam et des installations énergétiques d'Aramco ont aussi été visés.
L'article, signé Imed Bahri, s'appuie sur l'analyse du magazine britannique The Economist, « L'Arabie saoudite est de plus en plus assiégée ». Selon elle, le royaume dispose de peu d'options face aux attaques venues du Yémen et semble pris au piège. Des témoins ont décrit des missiles touchant le terminal 3, réservé aux vols intérieurs, avec l'effondrement d'une partie de la toiture ; le lendemain, dimanche, une nouvelle attaque a visé le terminal 4. Kapitalis estime que ces frappes écornent l'image de l'Arabie saoudite et peuvent compromettre les objectifs de diversification et de modernisation de l'économie, priorité du prince héritier Mohammed ben Salmane, d'autant qu'aucune issue au conflit ne se profile.
Alchourouk rend compte, de son côté, de la réaction américaine. Le président Donald Trump a de nouveau condamné lundi soir les attaques houthies, estimant que le groupe « se comporte mal » et que l'attaque contre l'aéroport de Riyad est « une chose affreuse ». Il répondait à une journaliste des chaînes Al Arabiya et Al Hadath. Le quotidien rattache ces propos aux attaques contre l'aéroport roi Khaled et celui du roi Fahd à Dammam.
Le journal relaie aussi les communiqués de la coalition de soutien à la légitimité au Yémen. Son porte-parole, le général Turki al-Maliki, a annoncé l'interception d'un missile balistique tiré vers Riyad, puis de deux autres lancés vers Khamis Mushait, en parlant de « milice houthie terroriste ». Dans les passages disponibles, aucune des deux sources ne détaille la situation des civils yéménites.
SOURCES (2)
- KapitalisMOYEN
- AlchouroukMOYEN
