Arsenal a remporté son premier titre de Premier League depuis 2004, mettant fin à vingt-deux ans d'attente. Le sacre est devenu mathématiquement acquis à l'issue de la 37e journée, à trois journées du terme, sans que le club ait eu à disputer le moindre match : le résultat décisif est venu d'ailleurs, du nul concédé par Manchester City à Bournemouth (1-1) au Vitality Stadium. Erling Haaland a bien égalisé pour City en fin de rencontre, mais trop tard pour entretenir le moindre espoir au classement.
Le basculement profite aussi à Bournemouth, qui se qualifie pour une compétition européenne pour la première fois de son histoire. Du côté de Manchester City, la saison coïncide avec un départ annoncé de Pep Guardiola, après dix ans à la tête du club et vingt trophées remportés, marquant la fin probable d'une ère de domination.
L'événement s'inscrit dans une recomposition des rapports de force du football anglais. La décennie de suprématie de City, associée à un investissement massif venu d'Abu Dhabi, s'achève alors que le club fait l'objet de procédures disciplinaires de la Premier League pour de présumées infractions aux règles financières. La montée d'Arsenal, propriété de l'Américain Stan Kroenke, illustre la coexistence de modèles économiques différents dans le championnat.
La lecture du titre varie toutefois selon les acteurs. Certains commentateurs en font un récit de revanche personnelle entre l'entraîneur d'Arsenal et son ancien mentor, là où d'autres traitent ce fil de façon plus incidente. La place accordée à Bournemouth, aux records statistiques de la saison ou à la contribution de joueurs et de cadres techniques reste également disputée, chaque couverture privilégiant des angles distincts.