ANGLE DOMINANT
Rome mesure la gravité de l'attentat de Berlin et le rattache à la série des attaques au véhicule-bélier qui frappe l'Europe depuis 2016.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Un fourgon blanc a foncé à environ 80 km/h dans la foule du Christopher Street Day à Tiergarten samedi 25 juillet vers 22 heures, tuant une femme et blessant seize personnes, selon Adnkronos et Ansa.
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La police recherche un suspect de 21 ans, Abdul B., sorti en mai d'un centre de détention pour mineurs et connu des services pour des liens avec la mouvance islamiste (Adnkronos, Ansa).
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Des témoins cités par Adnkronos évoquent une possible seconde phase de l'attaque, avec des blessures par arme blanche, après que le véhicule s'est encastré dans un arbre.
ANALYSE
Rome, 26 juillet 2026. La presse italienne consacre une large place à l'attentat commis samedi soir contre la marche des fiertés de Berlin, qui a fait un mort et seize blessés dans le parc du Tiergarten. Ansa, Adnkronos et Libero Quotidiano reconstituent minute par minute la soirée : vers 22 heures, un fourgon blanc a foncé à grande vitesse, environ 80 km/h selon un témoin cité par Bild, dans la foule massée pour le Christopher Street Day, avant de finir sa course contre un arbre. Une femme est morte, trois blessés graves pourraient ne pas survivre, précise Ansa.
L'Italie insiste sur la traque engagée dans la foulée. Le suspect recherché, un jeune homme de 21 ans identifié par la police comme Abdul B., est décrit comme « connu des services » et « lié aux milieux islamistes de Berlin », selon les propos d'un porte-parole policier rapportés par Adnkronos. Le fuyard serait sorti en mai d'un centre de détention pour mineurs et posséderait de la famille dans la capitale allemande. Une perquisition menée à Schöneberg, à un kilomètre du lieu de l'attaque, n'a permis aucune arrestation, l'appartement visé ayant été retrouvé vide.
Plusieurs titres relèvent une possible « seconde phase » de l'attaque : des témoins évoquent des blessures par arme blanche, ce qui pousserait les enquêteurs à vérifier si l'auteur est descendu du véhicule après le choc pour poursuivre son geste à pied. La manifestation, qui rassemble chaque année des centaines de milliers de personnes, a été interrompue dans l'urgence ; le mot « évacuation » s'est affiché en lettres géantes sur l'écran géant de la porte de Brandebourg, et les organisateurs ont appelé, via Instagram, à quitter « calmement » le Tiergarten et la colonne de la Victoire.
La presse italienne inscrit spontanément l'épisode dans la série des attaques au véhicule-bélier qui frappent l'Europe depuis l'attentat de Nice en 2016, sans relayer pour l'instant de réaction officielle du gouvernement Meloni. L'accent reste porté sur le récit factuel des faits allemands et sur le profil du suspect, davantage que sur les répercussions pour la communauté LGBTQ+ transalpine.
SOURCES (3)
- AdnkronosMOYEN
- Libero QuotidianoMOYEN
