ANGLE DOMINANT
Bruxelles appuie sans réserve l'accusation allemande et convoque à son tour l'ambassadeur russe, tout en refusant que le mot « hybride » serve d'euphémisme à une agression.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Maxime Prévot a qualifié l'incident d'« acte hostile extrêmement grave » et annoncé la convocation de l'ambassadeur russe en Belgique.
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Berlin ferme le dernier consulat russe du pays, à Bonn (au 18 septembre), et résilie le contrat de la « Maison russe » à Berlin.
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Le drone découvert début août près d'un avion-cargo ukrainien à Leipzig portait une charge explosive dont le détonateur a été défaillant.
ANALYSE
Bruxelles, 2 septembre 2026. Au lendemain de l'accusation formelle portée par Berlin contre Moscou, la diplomatie belge a choisi la voie de la solidarité immédiate. Le ministre des Affaires étrangères Maxime Prévot a exprimé mardi la « totale solidarité » de la Belgique avec l'Allemagne, qualifiant la tentative d'attaque par drone contre l'aéroport de Leipzig/Halle d'« acte hostile extrêmement grave ». Sa mise en garde a porté sur le vocabulaire lui-même : « Le terme 'hybride' ne doit pas devenir un euphémisme pour désigner une agression », a-t-il averti, ajoutant que « la Russie ne peut pas partir du principe qu'elle peut mener de telles opérations dans nos pays sans en subir les conséquences ».
Le chef de la diplomatie belge a annoncé avoir demandé la convocation de l'ambassadeur russe à Bruxelles, un geste calqué sur celui de Berlin, où l'ambassadeur a été convoqué au ministère des Affaires étrangères dans la foulée de la déclaration du ministre de l'Intérieur Alexander Dobrindt. Ce dernier a affirmé que « les enquêtes policières, les modes opératoires et les informations des services de renseignement démontrent une responsabilité russe » dans la découverte, début août, d'un drone chargé d'explosifs près d'un avion-cargo ukrainien à l'aéroport de Leipzig, plateforme logistique clé pour l'armée allemande, l'Otan et le soutien à l'Ukraine. Le détonateur de l'engin, selon Berlin, n'a pas fonctionné.
En réponse, l'Allemagne ferme le dernier consulat russe sur son sol, à Bonn, au 18 septembre, et résilie le contrat de la « Maison russe », centre culturel situé à Berlin. Prévot y voit la confirmation d'une « longue série d'incursions inacceptables » sur le territoire de pays de l'UE et de l'Otan ces derniers mois, un dossier qu'il portera mercredi devant ses homologues européens lors de la réunion Gymnich, en Irlande.
La Belgique s'inscrit dans le front commun affiché par Ursula von der Leyen, qui se dit « pleinement aux côtés » de l'Allemagne, et Mark Rutte, qui promet que l'Otan défendra ses membres « contre toute menace ». Moscou, par la voix de son ambassade à Berlin, dénonce des accusations « non fondées et absurdes » et parle de « provocation ».
