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Un mois après le franchissement massif de la frontière de Ceuta par environ 72 000 personnes venues du Maroc les 30 et 31 juillet, l'enclave espagnole connaît depuis le 26 août une flambée de violences. Des groupes de riverains ont attaqué des migrants, démonté des campements de la plage du Trampolín et incendié des tentes ; la police a tiré des balles en caoutchouc. Dans la nuit du 26 au 27 août, un véhicule militaire a été caillassé par un groupe de migrants à Benzú, blessant des soldats, et douze ressortissants marocains ont été arrêtés. Le 28 août, le gouvernement espagnol a formellement demandé l'aide de l'Union européenne et de Frontex pour la prise en charge des migrants restants dans l'enclave.
Le nombre de migrants encore présents à Ceuta reste incertain : environ 5 000 selon Madrid, jusqu'à 10 000 selon les autorités locales.
La ministre de la Défense affirme que le CNI avait averti Madrid la veille de l'afflux, ce que l'Intérieur dément.
La ministre de la Santé accuse le Parti populaire et Vox d'un « scénario orchestré » derrière les violences.
Environ 1 500 mineurs non accompagnés sont recensés à Ceuta, dont 500 jugés particulièrement vulnérables.
Une manifestation de solidarité nationale est prévue le 2 septembre dans plusieurs villes espagnoles.
De 82 (Portugal) à 96 (Allemagne). 5 pays n'en donnent aucun. ·
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