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À deux jours du coup d'envoi, la Coupe du Monde 2026 s'ouvre dans un climat tendu. La FIFA a confirmé que l'arbitre somalien Omar Artan avait été refoulé à son arrivée à l'aéroport international de Miami. Au même moment, le tournoi se déroule sur fond de tensions multiples : un conflit actif entre l'Iran et les États-Unis, des restrictions de visa américaines et des manifestations sociales au Mexique.
C'est la première édition à 48 équipes, la plus grande de l'histoire du football, co-organisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique. Elle survient dans une période de fortes tensions internationales et de politiques migratoires américaines restrictives. Le comité d'organisation américain est dirigé par Andrew Giuliani. Pour un tournoi de cette ampleur, la coexistence des dimensions sportive et politique est inédite.
Les lectures divergent fortement. Les États-Unis et plusieurs de leurs alliés défendent le droit souverain de refuser une entrée pour des raisons de sécurité, tandis que des pays du Sud global, africains et islamiques y voient une discrimination sélective et l'usage du tournoi comme levier diplomatique.
Le rôle de la FIFA est lui aussi disputé : certains estiment qu'elle a appliqué ses règles, d'autres lui reprochent d'avoir renvoyé la responsabilité aux États hôtes en rappelant que les décisions de visa leur appartiennent. L'hommage rendu par les joueurs iraniens aux victimes des frappes américaines est interprété tantôt comme un geste de dignité nationale, tantôt comme une intrusion du politique dans le sport. Le statut des visas pour le Maroc et l'Algérie restait incertain.