ANGLE DOMINANT
Séoul concentre son récit sur le sort de ses neuf ressortissants portés disparus sur le chantier hydroélectrique népalais, plaçant le bilan international à l'arrière-plan.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Neuf employés sud-coréens de Doosan Enerbility et Korea South-East Power Co. restent portés disparus après la crue du 26 août sur le chantier hydroélectrique Upper Trishuli-1.
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Le président Lee Jae Myung a ordonné de mobiliser toutes les ressources disponibles ; une équipe de onze membres a été envoyée au Népal jeudi.
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Dix autres employés de Doosan Enerbility, un temps bloqués avec environ 200 collègues népalais et étrangers, ont été évacués et confirmés sains et saufs.
ANALYSE
Séoul, 27 août 2026. Depuis mercredi, le gouvernement sud-coréen concentre son récit de la catastrophe himalayenne sur le sort de ses ressortissants employés sur le chantier hydroélectrique de la centrale Upper Trishuli-1, dans le district népalais de Rasuwa. Le bilan national a évolué heure par heure : d'abord huit employés portés disparus mercredi, puis neuf dès jeudi, tous salariés de Doosan Enerbility (six) et de Korea South-East Power Co. (trois), qui construisaient cette centrale de 216 mégawatts à 70 kilomètres au nord-ouest de Katmandou. Dix autres employés de Doosan, un temps bloqués sur le site avec environ 200 collègues népalais et étrangers, ont depuis été évacués et déclarés sains et saufs, accompagnés d'un consul sud-coréen dépêché sur place.
Le président Lee Jae Myung a ordonné de « mobiliser toutes les ressources disponibles » pour retrouver les disparus, selon la porte-parole présidentielle Kang Yu-jung. Le ministre des Affaires étrangères Cho Hyun a annoncé jeudi l'envoi d'une équipe de réponse d'urgence de onze membres, issue du ministère, de la police et des pompiers, arrivée le soir même à Katmandou ; il a dit vouloir s'entretenir directement avec son homologue népalais pour obtenir sa coopération. L'ambassade sud-coréenne à Katmandou avait dès mercredi alerté les autorités locales et réclamé une opération de secours immédiate. Doosan Enerbility a de son côté ouvert une cellule de crise et dépêché son PDG Jung Yeon-in sur zone ; le secteur anticipe déjà un retard important du chantier, dont l'achèvement commercial était prévu fin 2026.
Le bilan global de la catastrophe — entre 19 et 165 morts selon les décomptes successifs, et jusqu'à un millier de disparus, dont des centaines d'étrangers et de pèlerins en route vers le mont Kailash — apparaît dans la presse sud-coréenne surtout en toile de fond, souvent attribué à « des médias étrangers » plutôt que vérifié sur le terrain par des envoyés spéciaux. Les variations de chiffres d'un bulletin à l'autre, de 19 morts jeudi matin à 165 le lendemain, illustrent la difficulté à établir un décompte stable dans une zone coupée du monde par la crue. L'Inde et le Bangladesh, en aval du bassin du Trishuli et du Gandak, restent eux aussi en alerte face à une possible nouvelle crue.
SOURCES (4)
- YonhapMOYEN
- Korea TimesMOYEN
- KBS WorldMOYEN
