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Le 1er mai 2026, un décret présidentiel américain a élargi les sanctions contre Cuba. Le texte vise non seulement des responsables des secteurs cubains de l'énergie, de la défense et des finances, mais aussi les banques étrangères qui coopèrent avec La Havane. Cuba a immédiatement réagi en qualifiant ces mesures d'« illégales » et d'« abusives », et en parlant de « châtiment collectif ».
Le lendemain, lors d'un dîner privé en Floride, le président américain a affirmé que les États-Unis pourraient prendre le contrôle de Cuba « presque immédiatement », évoquant le porte-avions Abraham Lincoln « sur le chemin du retour d'Iran ». Les autorités cubaines ont dénoncé un « niveau dangereux et sans précédent » de menaces d'agression militaire.
Cet épisode s'inscrit dans une politique de pression maximale qui s'est intensifiée après l'éviction de Maduro au Venezuela en janvier 2026. Cuba, déjà fragilisée par un blocus pétrolier américain depuis le début de l'année, se trouve désormais visée par une rhétorique d'intervention. Plusieurs observateurs y voient un écho lointain de la crise des missiles de 1962, mais dans un contexte radicalement différent : l'île ne bénéficie plus du soutien militaire qu'elle avait à l'époque, et la Russie est absorbée par ses propres crises.
Plusieurs points restent disputés. Washington présente les sanctions comme une réponse aux violations des droits humains et à la corruption, et son entourage qualifie de « plaisanterie » les propos sur une prise de contrôle militaire. À l'inverse, de nombreux gouvernements, y compris des alliés proches, contestent la portée extraterritoriale des mesures, qui frappent des banques non américaines pour des activités légales avec Cuba, et traitent les déclarations sur l'intervention comme une escalade sérieuse, rappelant un schéma de menaces suivies d'actions au Venezuela et en Iran. L'effet réel de ces sanctions sur la population cubaine, déjà éprouvée par la crise économique, fait également débat.