Le 29 mai 2026, un drone de fabrication russe de type Geran-2/Shahed s'est écrasé sur un immeuble résidentiel de dix étages à Galați, en Roumanie. L'impact a blessé deux civils et forcé l'évacuation d'environ soixante-dix habitants. C'est le premier impact direct d'un tel engin sur une zone densément peuplée d'un État membre de l'OTAN depuis 2022. L'Alliance, par son commandement militaire et son secrétaire général, a confirmé l'origine russe de l'appareil et qualifié le comportement de Moscou d'irresponsable.
La Roumanie a réagi par une série de mesures diplomatiques : convocation de l'ambassadeur russe, expulsion du consul général de Constanța, fermeture du consulat, et recours à l'Article 4 du Traité de l'Atlantique Nord, qui ouvre des consultations d'urgence entre alliés. La Russie, de son côté, a contesté toute responsabilité préliminaire et réclamé la remise des débris pour une expertise indépendante avant tout verdict.
L'épisode s'inscrit dans une séquence plus longue : depuis 2022, plus de vingt-huit violations de l'espace aérien roumain ont été recensées, mais aucune n'avait causé de victimes civiles sur sol allié. L'incident met en lumière une difficulté de fond : les mécanismes de défense collective n'ont pas été pensés pour des engins peu coûteux et non pilotés, alors que le délai entre détection et impact se compte en minutes.
Le sens de l'événement reste disputé. Plusieurs capitales y voient un test délibéré de la cohésion de l'Alliance, tandis que Moscou évoque une déviation accidentelle ou une origine ukrainienne. Les pays du flanc est jugent la réponse diplomatique insuffisante au regard du risque, là où d'autres acteurs craignent surtout une escalade incontrôlable aux répercussions économiques mondiales.