ANGLE DOMINANT
Paris décrypte l'escalade comme la preuve que la trêve du 17 juin n'a jamais tenu, entre frappes américaines répétées et représailles iraniennes contre le Golfe.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Les frappes américaines de deux nuits consécutives ont fait 14 morts et 78 blessés en Iran, selon le ministère iranien de la Santé.
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En représailles, l'Iran a visé le Koweït, Bahreïn et le Qatar, blessant au moins une personne au Koweït.
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Washington a rétabli les sanctions sur le pétrole iranien levées le 17 juin, jugées « violation » du cessez-le-feu par le ministre iranien Abbas Araghchi.
ANALYSE
Paris, 12 juillet 2026. Pour les rédactions françaises, la trêve signée le 17 juin entre Washington et Téhéran n'aura tenu que trois semaines. Mardi, les États-Unis ont frappé le sol iranien deux nuits consécutives, imputant à Téhéran des attaques contre trois navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz. Téhéran a répliqué en visant le Koweït - où au moins une personne a été blessée -, Bahreïn et le Qatar, pourtant médiateur dans le dossier. Selon le ministère iranien de la Santé, les frappes américaines ont fait 14 morts et 78 blessés.
Donald Trump a déclaré sur Truth Social que le cessez-le-feu était « terminé », tout en affirmant poursuivre les échanges avec Téhéran. Le président américain a aussi accusé la République islamique de préparer son assassinat, promettant de « décimer et détruire complètement » l'Iran si un tel projet se concrétisait - une menace déjà évoquée, selon lui, par des responsables israéliens cités par le New York Times et le Wall Street Journal. Washington a par ailleurs rétabli les sanctions sur le pétrole iranien levées le 17 juin, une décision que le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi qualifie de « violation » de l'accord. « Jusqu'à présent, l'Iran a tenu parole », a-t-il écrit sur X, ajoutant que « le respect ne peut être que mutuel ».
Le regain de tensions coïncide avec l'inhumation, vendredi à Mashhad, du guide suprême Ali Khamenei, tué au premier jour du conflit en février. Le trafic dans le détroit d'Ormuz, par où transite habituellement un cinquième du pétrole mondial, a nettement ralenti depuis le 8 juillet ; l'UKMTO signale un niveau de risque maritime au plus haut. Le négociateur iranien Mohammad Bagher Ghalibaf a prévenu que le passage ne rouvrirait que selon des « modalités iraniennes », écartant tout retour à la gratuité d'avant-guerre.
Sur le plan diplomatique, une délégation qatarie s'est rendue en Iran vendredi et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a exhorté le président Massoud Pezeshkian à préserver une paix « durement gagnée ». Abbas Araghchi doit se rendre samedi à Oman pour évoquer l'avenir du détroit. Téhéran prévient toutefois qu'il ne se considérera plus lié par le protocole de juin si Washington persiste à en violer les termes, selon la télévision d'État iranienne.
SOURCES (6)
- Sud OuestMOYEN
- L'ObsMOYEN
- L'ExpressMOYEN
- BFMTVMOYEN
- La TribuneMOYEN
