ANGLE DOMINANT
Londres décrypte le duel Obama-Trump comme l'ultime rapport de force avant des midterms qui fixeront la marge de manœuvre du président jusqu'à la fin de son mandat.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
- 01
Le 24 octobre, Obama a fait campagne à Cleveland (Ohio) puis à Detroit (Michigan) pour les candidats démocrates au Sénat, dont Abdul El-Sayed, à dix jours du scrutin du 3 novembre.
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Obama a affirmé que l'accord de 2015 avait empêché l'Iran d'avoir l'arme nucléaire sans « tirer un missile », la guerre américano-israélienne ayant débuté fin février.
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Trump a tenu un meeting à Perry (Géorgie) puis qualifié Obama de « grossly incompetent President » sur Truth Social peu avant 1 h du matin dimanche.
ANALYSE
Londres, 25 octobre 2026. Pour la presse britannique, l'entrée en campagne de Barack Obama transforme la fin de la course aux midterms en duel de deux présidents. La BBC rappelle l'enjeu : le scrutin du 3 novembre « décidera quel parti contrôle le Congrès pour le reste du mandat de Trump », donc la facilité avec laquelle le président pourra appliquer ses projets.
Samedi 24 octobre, l'ancien président a fait campagne à Cleveland, dans l'Ohio, puis à Detroit, dans le Michigan. Selon la BBC, il a présenté ce vote comme « notre dernière meilleure chance de freiner au moins une partie de la folie de cette administration » et dénoncé « deux ans de chaos, de cruauté, de corruption et d'incompétence ». Il a aussi dit comprendre les électeurs qui avaient rejeté les démocrates en 2024 pour des raisons d'inflation, tout en estimant que Donald Trump n'avait qu'à s'en prendre à lui-même : « tout est plus cher maintenant ».
The Independent s'attarde sur le volet iranien. Obama a jugé que « ce ne sont pas des gens sérieux » et que les Américains en paient le prix. Rappelant que la guerre, lancée avec Israël fin février, dure depuis près de huit mois, il a affirmé que l'Iran n'avait pas l'arme nucléaire parce que son accord de 2015 l'en avait empêché : « je n'ai pas eu à tirer un missile ». Le quotidien précise que Trump s'était retiré de ce texte durant son premier mandat. Il détaille aussi la géographie électorale : Sherrod Brown face au sénateur Jon Husted en Ohio, et Abdul El-Sayed face à Mike Rogers dans le Michigan, un scrutin où le vote noir de Detroit pourrait compter.
Le Daily Mail adopte un registre plus spectaculaire. Il évoque une « guerre des mots extraordinaire », Obama raillant les travaux de la Maison Blanche et les goûts dorés du président. Trump a répliqué en Géorgie, à Perry, vantant ses droits de douane, qui apporteraient selon lui des milliards d'investissements, puis, peu avant une heure du matin, sur Truth Social, en traitant son prédécesseur de « président grossièrement incompétent » et en rappelant les défaites de Hillary Clinton en 2016 et de Kamala Harris en 2024. La BBC note qu'il a vanté « l'âge d'or de l'Amérique » et voté par anticipation en Floride avec Melania Trump.
Le ton britannique reste ainsi celui d'un observateur de la politique intérieure américaine, attentif au rapport de force parlementaire, aux candidats clés et au coût de la vie plus qu'à la portée diplomatique du dossier iranien.
