L'édition 2026 de l'Eurovision, organisée à Vienne, a été remportée par la chanteuse bulgare Dara avec la chanson « Bangaranga » et un total de 516 points. Il s'agit de la première victoire de la Bulgarie dans l'histoire du concours, et Dara devient la première artiste depuis 2017 à réunir simultanément le vote des jurys professionnels et le télévote du public. Israël, représenté par Noam Bettan avec « Michelle », termine deuxième avec 343 points, soit la deuxième année consécutive à cette place. Sofia accueillera la 71e édition en 2027.
La finale a été marquée par le retrait de cinq pays — Espagne, Pays-Bas, Irlande, Islande et Slovénie — qui ont refusé de participer en raison de la présence d'Israël. C'est le plus grand boycott collectif de l'histoire de l'événement.
Ce contexte renvoie aux tensions liées au conflit armé entre Israël et Gaza, engagé depuis octobre 2023. La participation israélienne a cristallisé un débat entre membres de l'organisation sur les critères d'inclusion : la Russie avait été écartée en 2022 après son invasion de l'Ukraine, au motif de l'absence d'indépendance de son diffuseur public, tandis qu'Israël a été maintenu au nom de l'indépendance éditoriale de son radiodiffuseur KAN.
Les acteurs divergent sur la lecture de l'édition. Certains la présentent d'abord comme un événement musical et culturel, la victoire bulgare au premier plan ; d'autres la traitent surtout comme un épisode du conflit, le résultat sportif passant au second rang. La portée du boycott fait elle aussi débat : valorisé par certains comme une prise de position collective inédite, il est ailleurs présenté comme un simple élément de contexte. Reste également discutée la cohérence des règles appliquées à la Russie puis à Israël, point souligné par plusieurs acteurs et passé sous silence par d'autres.