ANGLE DOMINANT
Paris scrute le premier attentat présumé de l'histoire monégasque : un colis piégé a visé un oligarque ukrainien sanctionné par Kiev, dont l'auteur s'est réfugié dans les rues françaises de Beausoleil.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Une enquête pour tentative d'assassinat a été ouverte par le procureur général Stéphane Thibault, la qualification terroriste étant explicitement écartée faute d'éléments suffisants.
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La cible présumée est Vadim Ermolaev, 58 ans, oligarque ukrainien sanctionné par Kiev depuis décembre 2023 pour ses activités en Crimée, résident permanent à Monaco depuis 2021.
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Le suspect a franchi la frontière monégasque à pied pour rejoindre Beausoleil (Alpes-Maritimes), où sa trace a été perdue lors de la deuxième journée de recherches franco-monégasques.
ANALYSE
Paris, 30 juin 2026. Un colis piégé a explosé à 20h58 dans le hall d'un immeuble résidentiel de la rue Révérend-Père-Louis-Frolla, à quelques mètres de la frontière française de Beausoleil. Trois personnes ont été blessées : un homme grièvement touché dont les jours ne sont plus en danger, une femme amputée des deux jambes dont le pronostic vital reste engagé, et un adolescent de 13 ans plus légèrement atteint. Les trois victimes appartenaient à la même famille résidant au rez-de-chaussée de l'immeuble, a confirmé Christophe Mirmand, ministre d'État monégasque.
La cible présumée, que les autorités refusent d'identifier officiellement, serait Vadim Ermolaev, richissime homme d'affaires d'origine ukrainienne, 58 ans, résident permanent à Monaco depuis 2021. Selon l'AFP, cet oligarque surnommé « monsieur centre commercial » à Dnipro fait l'objet depuis décembre 2023 de sanctions décrétées par le Conseil national de sécurité ukrainien, signé par le président Zelensky, pour ses activités en Crimée. Il avait par ailleurs acquis la nationalité chypriote.
Le procureur général de Monaco, Stéphane Thibault, a ouvert mardi une enquête de flagrance « des chefs de tentative d'assassinat et de dépôt sur la voie publique de substances ou engins explosifs ». La piste terroriste a été explicitement écartée : « Ce n'est donc pas une qualification terroriste et j'insiste là-dessus, nous n'avons pas pour l'instant les éléments pour retenir cette qualification. » Le magistrat a par ailleurs souligné qu'il s'agit, à sa connaissance, « de la première fois de l'histoire qu'un tel acte se produit dans la principauté ».
L'auteur présumé, filmé par les caméras de vidéosurveillance déposant un sac à dos contenant l'engin explosif dans le hall, a pris la fuite à pied. Vêtu d'un pantalon beige, d'un haut et d'un bob noir dissimulant partiellement son visage, il a franchi la frontière monégasque pour rejoindre Beausoleil, dans les Alpes-Maritimes, avant de disparaître. Les forces de l'ordre françaises et monégasques entament ce 1er juillet leur deuxième journée de recherches. Selon Thibault, on ignore si l'assaillant a bénéficié d'une aide pour s'enfuir.
L'engin contenait vraisemblablement des boulons et de la grenaille, selon Christophe Mirmand. L'explosion a frappé un micro-État de 2 km² doté d'un des réseaux de vidéosurveillance les plus denses d'Europe, réputé pour sa sécurité hors norme. Le lien entre l'attaque et les sanctions ukrainiennes visant Ermolaev n'a pas encore été officiellement établi par les enquêteurs, qui poursuivent leurs investigations.
SOURCES (6)
- 20 MinutesMOYEN
- L'ObsMOYEN
- L'ExpressMOYEN
- BFMTVMOYEN
