ANGLE DOMINANT
France mesure la finale Argentine-Espagne à l'aune de sa propre désillusion, éliminée en demi-finale puis reléguée à la petite finale contre l'Angleterre, tandis que Didier Deschamps referme quatorze ans à la tête des Bleus.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Éliminée en demi-finale par l'Espagne (0-2), la France dispute la petite finale contre l'Angleterre, elle aussi battue 2-1 par l'Argentine, match qui clôt les quatorze ans de Didier Deschamps à la tête des Bleus.
- 02
L'Argentine a marqué 11 de ses 19 buts du tournoi après la 80e minute, contre seulement 3 chacune pour la France, l'Espagne et l'Angleterre sur l'ensemble de la compétition.
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Le président argentin Javier Milei ne se rendra pas à la finale par superstition ('cabala'), préférant suivre le match depuis sa résidence d'Olivos avec sa sœur Karina.
ANALYSE
Paris, 19 juillet 2026. Pour la presse française, la finale Argentine-Espagne de dimanche au MetLife Stadium se lit d'abord au prisme d'une désillusion nationale. Éliminés 2-0 par la Roja en demi-finale, les Bleus ont dû se contenter, samedi, d'une « petite finale » sans enjeu contre l'Angleterre au Hard Rock Stadium de Miami, également battue par l'Albiceleste (2-1). « Le mieux pour la France et l'Angleterre serait que ce match n'existe pas », a résumé Didier Deschamps, qui referme là quatorze années à la tête de la sélection, entamées par le sacre de 2018. Son homologue anglais Thomas Tuchel confirmait : « Aucun de nos joueurs, ni aucun joueur français, n'a envie de jouer ce match. » Kylian Mbappé, encore en course pour le soulier d'or, cherchera malgré tout à conclure ce Mondial sur une note positive.
Reste que la finale elle-même occupe tous les esprits. France 24 détaille une cérémonie pensée « façon Super Bowl » : concert de mi-temps, remise de bagues aux vainqueurs en plus de la Coupe, et un plateau people convoqué une heure et demie avant le coup d'envoi — Post Malone, Tom Cruise, Laura Pausini, Nicole Scherzinger, Robbie Williams, l'hymne américain interprété par Jennifer Hudson. La FIFA évoque une « ambiance festive » retraçant le parcours des 48 équipes du Mondial. New York reste par ailleurs affectée par les fumées des feux de forêt canadiens, toile de fond inattendue du compte à rebours.
Sur le terrain, la presse française retient la capacité argentine à faire durer le suspense : onze des dix-neuf buts de l'Albiceleste ont été marqués après la 80e minute, contre trois seulement pour les Bleus, l'Espagne ou l'Angleterre sur l'ensemble du tournoi. Le sélectionneur Lionel Scaloni assume : son équipe « souffre », comme au Qatar, mais « se remet au génie » de Messi. Côté espagnol, le capitaine Rodri appelle à jouer « sans crainte » : « Nous devons avoir plus envie de gagner que peur de perdre », tout en saluant en Messi « le meilleur de tous les temps ».
Détail cocasse relevé par le HuffPost : Javier Milei ne fera pas le déplacement à New York, invoquant une « cabala » superstitieuse — il suivra le match depuis sa résidence d'Olivos, veste de la compagnie pétrolière YPF sur le dos, comme lors du quart de finale contre la Suisse.
SOURCES (4)
- 20 MinutesMOYEN
- HuffPost FranceMOYEN
