ANGLE DOMINANT
Belgrade retient d'abord la parole d'Emmanuel Macron, qui qualifie la fusillade de Trappes d'attaque terroriste et raciste, et l'inscrit dans un climat de tensions sociales en France.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
- 01
Macron a déclaré : « Ce qui s'est passé aujourd'hui est un tournant », jugeant l'attaque terroriste et raciste, visant des personnes pour leur couleur de peau ou leur religion (Politika).
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Un suspect de 39 ans, identifié comme Kevin T., a été arrêté ; une personne est morte, dont une fillette de 12 ans parmi les blessés graves, touchée huit fois selon BFMTV (Politika).
- 03
Le maire de Trappes, Ali Rabeh, a dit à BFM TV que le tireur avait tiré au hasard et qu'il était « miraculeux » qu'il n'y ait pas d'autres victimes (Beta).
ANALYSE
Belgrade, 24 octobre 2026. La presse serbe rend compte de la fusillade de Trappes à partir de deux angles complémentaires : la parole du président français et le climat d'agitation sociale dans lequel l'attaque survient.
Politika titre sur Emmanuel Macron, qui a jugé qu'il s'agissait d'une attaque terroriste et raciste, après qu'un assaillant a ouvert le feu en plusieurs endroits de Trappes, tuant une personne et en blessant cinq. Parmi les blessés figure une fillette de douze ans, touchée huit fois selon la chaîne BFMTV et dans un état grave. Selon les informations disponibles, le tireur a fait feu avec une arme automatique sur une station-service, un centre médical et une aire de jeux pour enfants. La police a arrêté un suspect de 39 ans, identifié comme Kevin T., dont le nom de famille n'a pas été publié. « Ce qui s'est passé aujourd'hui est un tournant », a déclaré Macron, ajoutant que, d'après les éléments connus, l'attaque visait des personnes en raison de leur couleur de peau ou de leur religion.
Le quotidien précise que le parquet national antiterroriste a repris l'affaire. Cette institution est compétente pour enquêter sur les attaques soupçonnées d'être liées au terrorisme, y compris la violence motivée par une idéologie d'extrême droite. Les conclusions définitives sur les motifs dépendront de l'enquête et des preuves réunies.
L'agence Beta donne un récit plus prudent, à chaud : une personne tuée et quatre blessées dans une fusillade depuis un véhicule en mouvement près de Paris, un suspect arrêté près de Trappes, des motifs encore « nébuleux » selon la police. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a déclaré que tous les moyens disponibles, forces de sécurité et autorités judiciaires comprises, étaient mobilisés. Le maire de Trappes, Ali Rabeh, a dit à BFM TV que le tireur avait tiré au hasard sur les passants : « C'est un vrai miracle qu'il n'y ait pas d'autres victimes ». Selon lui, la personne tuée est d'origine africaine et l'un des blessés graves d'origine nord-africaine.
Les deux textes inscrivent enfin l'attaque dans un contexte de tension. Politika rappelle les violences lors des manifestations du 17 octobre et l'approche de nouvelles manifestations ; certains responsables de droite avaient imputé les troubles à l'immigration. Beta évoque les protestations attendues contre le coût de la vie et le déploiement de bien plus de policiers pour prévenir de nouveaux troubles, comme ceux de la semaine passée.
