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Le 29 avril, deux hommes juifs ont été poignardés dans le quartier de Golders Green, à Londres. La police a qualifié l'agression d'acte terroriste. Le suspect, un homme de 45 ans, citoyen britannique né en Somalie, avait été référé à un programme anti-radicalisation en 2020, un dossier qui avait ensuite été clos. L'attaque a été condamnée par les dirigeants britanniques, australiens, canadiens et israéliens comme un acte antisémite.
Cet épisode n'est pas isolé. Une vague de faits visant la communauté juive britannique a débuté en mars 2026, peu après le déclenchement de la guerre opposant les États-Unis et Israël à l'Iran en février. Incendies d'ambulances communautaires, tentatives d'incendie de synagogues puis agression au couteau : l'enchaînement a conduit le Royaume-Uni à relever son niveau d'alerte terroriste et à débloquer des fonds pour sécuriser la communauté juive.
Le gouvernement britannique fait face à un défi qu'il décrit comme inédit : une campagne d'attaques attribuée à un groupe lié aux services iraniens, le groupe HAYI, qui aurait revendiqué ces violences. Une éventuelle désignation des Gardiens de la Révolution iraniens comme organisation terroriste, évoquée par le pouvoir britannique, constituerait une escalade diplomatique majeure entre Londres et Téhéran.
L'attribution reste toutefois disputée. Les autorités britanniques et israéliennes désignent l'Iran comme commanditaire indirect, tandis que d'autres acteurs rapportent les faits sans établir ce lien, mettant plutôt en avant les défaillances du dispositif anti-radicalisation. Le lien entre la guerre régionale et la vague d'attaques, de même que la portée des restrictions envisagées sur les manifestations, font également débat selon les acteurs.