Le 16 mai 2026, une frappe aérienne israélienne a visé un immeuble résidentiel du quartier de Rimal, à Gaza City, tuant Ezzedine Al-Haddad, chef de l'aile militaire du Hamas (Brigades Al-Qassam) à Gaza. Sa mort a été confirmée par l'armée israélienne, le Shin Bet et des responsables du Hamas. Al-Haddad avait pris la tête de la branche armée après la mort de Mohammad Sinwar en mai 2025 ; il était décrit comme l'un des derniers commandants supérieurs directement liés à la planification des attaques du 7 octobre 2023.
Selon les autorités médicales de Gaza, la frappe a aussi tué au moins sept Palestiniens — dont la femme et la fille d'Al-Haddad — et blessé plusieurs dizaines de personnes. L'opération est intervenue alors qu'un cessez-le-feu était en vigueur depuis octobre 2025, sous médiation américaine, dont la fragilité est largement soulignée.
Cet événement s'inscrit dans une stratégie israélienne de neutralisation des dirigeants du mouvement : Al-Haddad est le troisième chef de l'aile armée éliminé depuis le 7 octobre 2023, après Mohammed Deif et Mohammad Sinwar. Depuis l'accord de trêve, Israël a maintenu des frappes ciblées contre les cadres du Hamas tout en négociant indirectement un plan de paix post-guerre porté par l'administration Trump. Le Hamas, qui n'a pas procédé au désarmement prévu par la deuxième phase de l'accord, et Israël s'accusent mutuellement de violations répétées.
Plusieurs points restent disputés. Certains acteurs, dont le Hamas, présentent la frappe comme une violation explicite du cessez-le-feu, tandis que d'autres la situent dans un contexte de trêve fragile sans trancher sur sa qualification juridique. Le poids accordé au bilan civil immédiat, au chiffre cumulatif de plus de 72 700 morts avancé par les autorités sanitaires de Gaza, et à l'impasse des négociations post-guerre varie sensiblement d'un récit à l'autre.