ANGLE DOMINANT
Santiago relève dans la bousculade de Calcutta une question de maîtrise des foules : la presse chilienne retient la pluie soudaine, des issues étroites et l'enquête annoncée sur le contrôle de l'affluence.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
- 01
BioBioChile : au moins 35 blessés vers 19 h 40 heure locale devant un pavillon de Durga Puja à Calcutta, la pluie ayant provoqué un mouvement de foule selon la police
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La Tercera : au moins 18 morts, dont 13 femmes et un mineur, et huit blessés en état critique sur 25 personnes soignées
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Suvendu Adhikari promet d'examiner les caméras de surveillance et d'établir si la foule était contrôlée de façon adéquate ; Modi annonce des indemnisations
ANALYSE
Santiago, 18 octobre 2026. Les médias chiliens traitent la tragédie de Calcutta en couverture d'agence, centrée sur le déroulé des faits et la réponse des autorités. BioBioChile publie dès le samedi 17 octobre un premier texte : au moins 35 blessés dans une bousculade survenue pendant les célébrations de Durga Puja, « l'une des principales fêtes hindoues de l'Inde », selon la police. L'incident se serait produit vers 19 h 40, heure locale (14 h 10 GMT), alors qu'une foule se pressait devant l'un des pavillons temporaires dressés pour la fête, dédiée à la déesse Durga.
Le média précise que, selon la police de Calcutta, la pluie a provoqué un mouvement soudain parmi les personnes qui attendaient d'entrer, plusieurs visiteurs tombant au sol. Environ 35 personnes ont été transportées au Calcutta Medical College and Hospital, les secours ont évacué l'enceinte et l'accès a été suspendu. BioBioChile signale aussi que des médias indiens font état d'au moins 17 décès possibles, un bilan que les autorités n'avaient pas encore confirmé officiellement.
La Tercera, dans son édition du dimanche 18 octobre, fait état d'au moins 18 morts, dont 13 femmes et un mineur, et de huit blessés en état critique. Le journal cite la police locale, qui situe la bousculade à la sortie du Sarada Park Puja Pandal, relevant du commissariat de Girish Park, et relaie la chaîne NDTV sur la mobilisation de la police, des pompiers et des ambulances. Une fillette de sept ans figure parmi les victimes, et 25 personnes étaient soignées.
Le chef du gouvernement de l'État, Suvendu Adhikari, indique que les images des caméras de sécurité sont examinées. Il promet : « Nous allons enquêter pour savoir si la foule était contrôlée de façon adéquate. Nous allons établir les responsabilités. » La Tercera ajoute que le premier ministre Narendra Modi a annoncé des indemnisations financières pour les familles des défunts. Des témoins rapportent que beaucoup de personnes ont perdu connaissance et que l'entrée comme la sortie étaient très étroites.
La couverture chilienne ne s'attarde ni sur les polémiques autour de l'origine du mouvement de foule ni sur les interpellations d'organisateurs, et reste sur un registre sobre : chiffres, horaires, déclarations officielles. Le sujet y est abordé comme un accident de gestion d'affluence dans un rassemblement religieux de masse, plutôt que comme un enjeu politique indien.
