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Au congrès de la FIFA à Vancouver, Gianni Infantino a confirmé que l'équipe nationale iranienne participera à la Coupe du monde 2026, organisée conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique. Interrogé sur cette décision, Donald Trump l'a approuvée. La sélection iranienne doit prendre part au tournoi sous le nom de code « Minab 168 », rapporté par les médias d'État iraniens.
La confirmation intervient dans un contexte de guerre en cours entre Washington, Tel-Aviv et Téhéran, ce qui fait de cette participation un cas inédit : une équipe d'un pays en conflit avec le principal organisateur jouera sur le sol de celui-ci. Infantino, par ailleurs candidat à sa propre succession, a obtenu l'accord de Trump en avançant un argument purement sportif. Mais, avant le congrès, la délégation iranienne a quitté le Canada après un incident à l'aéroport de Toronto, où ses officiels auraient été retenus et fouillés. Téhéran a dénoncé une « insulte » diplomatique, et a refusé de se rendre à Vancouver.
Plusieurs lignes de désaccord traversent l'affaire. La première porte sur la légitimité de la sélection : des réfugiés et des voix de la diaspora estiment qu'elle représente le pouvoir en place et non la population, tandis que d'autres acteurs la traitent comme une équipe nationale ordinaire. La deuxième concerne la position de Washington : certains y voient une décision pragmatique et sportive, d'autres une contradiction avec l'état de guerre. L'incident de Toronto divise lui aussi, présenté tantôt comme une atteinte diplomatique, tantôt comme l'application de règles de sécurité communes à tous les voyageurs.
Le rôle de la FIFA est enfin disputé. Infantino a présenté le sport comme « au-dessus des conflits » ; des observateurs s'interrogent sur la possibilité de rester apolitique dans un tel contexte. Restent en suspens le régime de visas pour les joueurs et les supporters, et le traitement des ressortissants iraniens aux frontières américaines.
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