
Le 5 mai 2026, des drones et des missiles ont visé des installations pétrolières à Fujairah, aux Émirats arabes unis, ainsi que des navires dans le détroit d'Hormuz. Trois ressortissants indiens ont été blessés dans le complexe industriel pétrolier de Fujairah. Le commandement militaire américain a indiqué avoir détruit six petites embarcations et intercepté plusieurs missiles et drones. C'est la première attaque directe sur le sol émirati depuis l'entrée en vigueur, le 8 avril, du cessez-le-feu conclu entre les États-Unis et l'Iran.
L'attaque est survenue le jour même du lancement de « Project Freedom », l'opération américaine d'escorte de navires civils dans le détroit d'Hormuz. Elle marque la première rupture formelle du cessez-le-feu et constitue, dans la séquence ouverte début 2026, un nouvel épisode de la bataille d'Hormuz, après la fermeture du détroit, le blocus naval, la trêve du 8 avril et le rejet d'un plan de paix en quatorze points.
Cet épisode se distingue des précédents par sa cible : un pays tiers, les Émirats, plutôt que des navires en transit ou des forces directement américaines. Plusieurs observateurs y voient le reflet d'une doctrine cherchant à accroître la pression régionale sans franchir le seuil d'une confrontation frontale entre Washington et Téhéran.
La cause profonde reste disputée. Téhéran présente l'attaque comme une réponse à l'« aventurisme militaire américain » et au lancement de Project Freedom, quand Washington la qualifie d'agression non provoquée. Une affirmation iranienne selon laquelle une frégate américaine aurait été touchée et contrainte de se retirer est catégoriquement démentie par le commandement américain et n'est confirmée par aucune source indépendante.
Explorez toutes les perspectives sur ce sujet dans 9 pays.
Comparez les points de vue et comprenez les divergences.
publié le
pays
sources
articles
écart