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L'Iran a transmis, par l'intermédiaire du Pakistan, un plan de paix en quatorze points présenté comme une réponse à un plan américain en neuf points. Ce document propose de mettre fin à la guerre dans un délai de trente jours, de rouvrir progressivement le détroit d'Ormuz et d'arrêter toutes les hostilités. Téhéran a confirmé avoir reçu la contre-proposition américaine, toujours via Islamabad, et indique l'étudier.
Le plan repose sur une logique de séquençage en plusieurs phases : régler d'abord les questions militaire et économique, puis traiter séparément le dossier nucléaire, qui n'est volontairement pas mentionné dans le texte. Cette absence est au cœur des tensions, certains acteurs considérant que la dénucléarisation doit figurer dès le départ au centre de tout accord.
Le contexte éclaire l'enjeu. Depuis le 8 avril 2026, un cessez-le-feu tient entre les deux camps, mais les pourparlers sont bloqués depuis un premier tour à Islamabad. Le plan en quatorze points marque un changement d'approche : plutôt qu'un règlement global immédiat, il propose une progression en trois étapes découplant le militaire du nucléaire.
Les positions restent opposées. D'un côté, le rejet public du plan est justifié par l'idée que l'Iran n'aurait pas encore consenti de concessions suffisantes ; de l'autre, Téhéran soutient avoir présenté une proposition de bonne foi et impute le déclenchement de la guerre à l'autre partie. Le rôle de médiateur du Pakistan, qui conserve la confiance des deux camps, demeure incertain après l'échec du premier tour direct.
Plusieurs inconnues subsistent : la portée réelle des concessions évoquées en phase ultérieure, la possibilité d'une reprise des hostilités et la capacité des canaux diplomatiques à relancer un dialogue à l'arrêt.
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