ANGLE DOMINANT
Téhéran dénonce une violation de l'accord d'Islamabad : la destruction vendredi du réseau souterrain du Hezbollah sous la crête d'Ali al-Taher, malgré l'avertissement iranien adressé à Washington, nourrit désormais les appels des courants durs du régime à une riposte directe contre Israël.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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L'armée israélienne affirme avoir détruit plus de deux kilomètres d'infrastructures souterraines sous la crête d'Ali al-Taher, incluant un centre de commandement de l'unité Badr du Hezbollah (Iran International).
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Une famille de quatre personnes — un homme, son épouse et leurs deux filles — a été tuée dans une frappe sur une maison à Gaza peu après minuit, selon Al Jazeera cité par Mehr News.
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Depuis le cessez-le-feu entré en vigueur en octobre, plus de 1 300 personnes ont été tuées et 4 500 blessées à Gaza, selon Mehr News.
ANALYSE
Téhéran, 12 septembre 2026. Pour la République islamique, la destruction vendredi d'un réseau souterrain du Hezbollah sous la crête stratégique d'Ali al-Taher, dans le Sud-Liban, n'est pas un simple épisode militaire : c'est la preuve que Washington laisse Israël violer l'accord d'Islamabad, censé geler les combats « sur tous les fronts, y compris au Liban ». Selon Iran International, l'armée israélienne affirme avoir détruit plus de deux kilomètres d'infrastructures souterraines contenant roquettes, missiles, drones, mines et un centre de commandement de l'unité Badr du Hezbollah, avant d'annoncer qu'elle maintiendrait ses troupes sur place pour empêcher toute reconstruction.
La presse iranienne rappelle que Téhéran avait explicitement mis en garde Washington : toute offensive majeure contre cette position provoquerait une réponse iranienne forte. L'opération a pourtant eu lieu, un revers pour un front que la République islamique disait avoir sanctuarisé. Le porte-parole du Parlement et négociateur en chef, Mohammad Bagher Ghalibaf, avait présenté l'inclusion du Liban dans le mémorandum comme une victoire diplomatique, mais le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rejeté cette lecture, tout comme le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, médiateur de l'accord, en a donné une version différente. Cette contradiction, selon Iran International, alimente désormais les appels des courants durs du régime à une escalade directe.
Sur Gaza, Mehr News rapporte la mort d'une famille de quatre personnes — un homme, son épouse et leurs deux filles — tuée dans sa maison peu après minuit, selon Al Jazeera ; les corps ont été transférés à l'hôpital al-Chifa. L'agence souligne que malgré un « cessez-le-feu » entré en vigueur en octobre, le régime israélien a mené des frappes quasi quotidiennes sur l'enclave, avec plus de 1 300 morts et 4 500 blessés depuis. Trois frappes aériennes supplémentaires ont par ailleurs visé le Sud-Liban selon la même agence, sans bilan immédiat, dans la continuité d'une seconde invasion terrestre engagée en mars, après un retrait partiel consécutif à celle d'octobre 2024.
Pour la presse iranienne, ces deux fronts illustrent une même logique : Israël teste, en marge de tout accord, jusqu'où « tous les fronts » peuvent réellement s'étendre.
