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Une extension de trois semaines du cessez-le-feu israélo-libanais a été annoncée par Donald Trump. Quelques heures plus tard, des projectiles ont été tirés depuis le Liban vers le territoire israélien, ce que l'armée israélienne a qualifié de violation de la trêve. Benyamin Netanyahou a en réponse ordonné des frappes sur le sud du Liban, qui ont fait au moins quatre morts. Le Hezbollah, pour sa part, rejette toute négociation directe avec Israël et refuse son désarmement.
La fragilité de cette trêve tient à une ambiguïté de fond : Israël l'envisage comme un prélude au désarmement du Hezbollah, tandis que l'organisation la considère comme une simple pause tactique. L'extension de trois semaines ne lève pas ce malentendu. Au milieu, le Liban, dont l'État peine à contrôler militairement le Hezbollah, se retrouve pris entre deux pressions.
Les acteurs s'opposent sur l'attribution des responsabilités. Israël et plusieurs capitales occidentales présentent le Hezbollah comme l'initiateur des violations ; d'autres voix mettent en avant la poursuite de frappes israéliennes dans le sud comme manquement antérieur, certaines renvoyant les deux camps dos à dos.
Le désaccord porte aussi sur l'avenir du pays : le désarmement du Hezbollah est posé comme condition non négociable par les uns, contesté au nom de la souveraineté libanaise par les autres, plusieurs soulignant qu'un désarmement forcé risquerait de raviver un conflit interne.
Plusieurs angles restent peu traités : la situation humanitaire dans le sud, avec le retour de déplacés dans des villages détruits et le manque d'eau et d'électricité, ainsi que les tensions internes au Hezbollah entre ligne dure et tendance plus pragmatique.