ANGLE DOMINANT
La France regarde l'Irak rejoindre son groupe — l'Italie éliminée n'occupe qu'une phrase
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
- 01
L'Irak rejoint le groupe de la France : Sénégal, Norvège, Irak — calendrier et enjeux pris au sérieux
- 02
Ali Al-Hamadi a fui la guerre d'Irak en 2003 et marque pour qualifier son pays — récit humain puissant
- 03
L'entraîneur Arnold avait tenté de reporter le match à cause du conflit — le sport lié à la guerre
ANALYSE
La France regarde ailleurs. L'élimination italienne n'occupe pas une ligne entière — Paris est focalisée sur son propre groupe : l'Irak, dernier qualifié, affrontera les Bleus à Philadelphie le 22 juin, après le Sénégal et avant la Norvège. L'Irak est « sur le papier l'adversaire le plus abordable pour la France, N.1 au classement FIFA. »
Ce silence relatif est révélateur. La France, N.1 mondiale, championne 2018, finaliste 2022, regarde le naufrage italien avec la distance d'une puissance qui a ses propres problèmes (la préparation du Mondial, la guerre en Iran qui perturbe les voyages). L'histoire d'Ali Al-Hamadi, attaquant irakien de Luton Town en troisième division anglaise « qui a grandi à Liverpool après avoir fui la guerre de 2003 dans les bras de ses parents », occupe plus de place que l'élimination du quadruple champion du monde.
Le choix de cadrer l'Irak plutôt que l'Italie est aussi géopolitique. L'entraîneur irakien Graham Arnold « avait tenté de reporter le match en raison des perturbations causées par le conflit au Moyen-Orient. » Le sport est lié à la guerre en cours — les joueurs irakiens ont commencé leur voyage depuis Bagdad par la route il y a dix jours. Le football comme miroir des crises du monde, pas comme spectacle autonome.
SOURCES (1)
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