Dans la nuit du 23 au 24 mai 2026, une frappe combinée massive a visé Kyiv et sa région. L'offensive a mobilisé environ 600 drones et 90 missiles, dont un missile balistique à portée intermédiaire Oreshnik doté de capacités hypersoniques. Elle a fait des victimes civiles et endommagé des infrastructures résidentielles, culturelles et éducatives. Sur la même période, des frappes ont aussi touché le territoire russe, dans les régions de Belgorod et Vladimir.
L'emploi de l'Oreshnik sur la capitale ukrainienne constitue l'une de ses premières utilisations contre cette cible, et la troisième depuis novembre 2024. L'arme est présentée comme couvrant une large partie de l'Europe et difficilement interceptable par les défenses actuelles, ce qui en fait un marqueur dans la graduation des moyens employés depuis le début du conflit.
L'épisode s'inscrit dans une intensification durable des échanges de frappes à longue portée entre les deux belligérants, sans négociation formelle en cours. Sur le plan diplomatique, la période a été marquée par une demande de réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU, un appel téléphonique entre Paris et Minsk, et des condamnations de plusieurs capitales européennes. La propagation de la guerre des drones vers l'espace aérien de pays membres de l'OTAN, comme la Lettonie et la Lituanie, alimente par ailleurs des débats sur les obligations de l'Alliance.
Le sens de l'événement reste disputé. Moscou présente l'offensive comme des représailles annoncées et proportionnées, après une attaque attribuée à l'Ukraine contre un dortoir d'étudiants à Starobielsk. Kyiv conteste cette justification et qualifie la frappe d'escalade délibérée. D'autres acteurs adoptent une lecture plus technique, insistant sur les caractéristiques du missile et sur la réciprocité des frappes croisées. En l'absence d'enquête indépendante, plusieurs bilans et responsabilités demeurent invérifiables.