ANGLE DOMINANT
Berlin scrute la menace de Zohran Mamdani comme un test de crédibilité pour la Cour pénale internationale, coincée entre soutien historique au droit international et prudence diplomatique envers Israël.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Mamdani a déclaré au New York Times que Netanyahu « doit aller à La Haye » et l'a qualifié de « criminel de guerre »
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Le mandat d'arrêt de la CPI contre Netanyahu pour crimes de guerre à Gaza est en vigueur depuis novembre
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Le secrétaire d'État Marco Rubio a menacé de démanteler la CPI « brique par brique », via sanctions et restrictions de visas
ANALYSE
Berlin, 20 juillet 2026. La presse allemande suit avec attention la controverse déclenchée par Zohran Mamdani, maire de New York, qui a annoncé samedi vouloir examiner la possibilité de faire arrêter Benjamin Netanyahu s'il se rend à l'Assemblée générale de l'ONU en septembre. « Je pense que le Premier ministre Netanyahu doit aller à La Haye », a déclaré Mamdani au New York Times, qualifiant le dirigeant israélien de « criminel de guerre » en référence au mandat d'arrêt délivré par la Cour pénale internationale (CPI) depuis novembre pour crimes de guerre à Gaza. Le maire a toutefois reconnu ne pas être certain d'avoir l'autorité pour ordonner à la police new-yorkaise l'arrestation d'un chef de gouvernement étranger, précisant consulter ses conseillers juridiques : « Quoi que la loi m'autorise à faire à New York, nous le ferons. »
Le bureau de Netanyahu a répliqué dimanche sur X avec des mots durs, accusant Mamdani de vouloir détourner l'attention de « ses propres échecs » et le comparant à Karim Khan, procureur suspendu de la CPI. Le maire ferait mieux, selon cette déclaration, de « réparer les dégâts que sa politique a causés à New York ». L'ambassadeur israélien à l'ONU, Danny Danon, a de son côté jugé que Mamdani, plutôt que de se concentrer sur ses fonctions municipales et sur la vague d'antisémitisme dans sa ville, avait choisi d'attiser les tensions en s'en prenant à l'État d'Israël.
Pour l'Allemagne, signataire historique du Statut de Rome, l'épisode s'inscrit dans un contexte plus large de contestation de l'autorité de la CPI. Washington, par la voix du secrétaire d'État Marco Rubio, a récemment menacé de démanteler le tribunal « brique par brique », évoquant restrictions de visas pour son personnel et sanctions renforcées, tout en scrutant les pays qui refuseraient de rejeter ce que l'administration américaine qualifie d'autorité « illégitime ». Des experts juridiques cités par Deutsche Welle estiment que cette escalade marque un tournant par rapport aux tensions passées entre Washington et La Haye. Berlin, qui défend depuis des décennies la juridiction internationale tout en maintenant une relation particulière avec Israël au nom de sa responsabilité historique, observe ce bras de fer sans prendre publiquement position, conscient que la question dépasse le seul cas Mamdani-Netanyahu.
