ANGLE DOMINANT
Paris voit dans ce verdict la confirmation que les querelles intestines des pionniers de la Silicon Valley ne sauraient entraver une industrie de l'IA déjà trop puissante pour être défaite par un seul homme, fût-il le plus riche du monde.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Jury unanime de neuf membres, délibération de moins de deux heures : Musk débouté pour prescription, sa plainte de 2024 jugée hors délais légaux
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Elon Musk avait apporté 38 millions de dollars à OpenAI et réclamait le retour au statut non lucratif, ce qui aurait bloqué l'IPO et défait les liens avec Microsoft (13 milliards de dollars), Amazon et SoftBank
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OpenAI est valorisé 850 milliards de dollars, ChatGPT compte 900 millions d'utilisateurs hebdomadaires — une victoire juridique qui sécurise l'entrée en Bourse imminente
ANALYSE
Paris, 18 mai 2026. Après trois semaines d'audiences et moins de deux heures de délibération, neuf jurés californiens ont mis fin à l'un des procès les plus médiatisés de l'histoire récente de la tech : Elon Musk est débouté de l'intégralité de ses poursuites contre OpenAI et son PDG Sam Altman. Motif retenu : la prescription. Le milliardaire aurait attendu trop longtemps avant de saisir la justice, déposant sa plainte en 2024 hors des délais légaux.
Le verdict unanime a été immédiatement confirmé par la juge fédérale Yvonne Gonzalez Rogers, qui présidait la cour d'Oakland. Elle a déclaré disposer d'« un volume substantiel de preuves » venant étayer les conclusions du jury, et laissé entendre qu'un éventuel appel de Musk se heurterait à des obstacles considérables, la question de la prescription relevant d'un constat factuel.
Au cœur du litige : les 38 millions de dollars qu'Elon Musk avait apportés à la fondation OpenAI lors de sa création en 2015. Il accusait Sam Altman, co-fondateur et PDG, ainsi que Microsoft, d'avoir détourné cette organisation à but non lucratif pour en faire un géant commercial, s'enrichissant au passage de manière indue. Musk réclamait qu'OpenAI retrouve son statut originel d'entité sans but lucratif — une exigence qui aurait contraint la start-up à renoncer à son introduction en Bourse imminente et à défaire ses liens avec ses principaux investisseurs : Microsoft (13 milliards de dollars injectés), Amazon et le japonais SoftBank.
Le procès a constitué un véritable feuilleton pour les médias français. Le Monde, RFI et France 24 ont tous suivi pas moins de cinq milliardaires de la tech défiler à la barre. Sam Altman, dernier à témoigner, a décrit Musk comme un homme avide de « contrôle absolu », refusant de laisser la direction d'OpenAI à d'autres mains. Musk, lui, s'était présenté à l'ouverture le 28 avril comme un bienfaiteur trahi, défenseur de l'humanité face à une IA devenue outil d'enrichissement privé.
Le jury n'a finalement pas eu à trancher sur le fond : les dons de Musk ont-ils réellement été détournés ? La question reste sans réponse judiciaire. OpenAI, en revanche, sort libéré d'une procédure qui pesait sur ses ambitions de croissance. La structure commerciale de la start-up est aujourd'hui valorisée à 850 milliards de dollars, et ChatGPT compte 900 millions d'utilisateurs hebdomadaires. Sa prochaine introduction en Bourse, désormais débarrassée de cette épée de Damoclès, s'annonce comme l'un des événements financiers majeurs de l'année.
Pour la presse française, ce dénouement souligne la brutalité des rivalités qui structurent la course mondiale à l'IA générative.
