
ce sujet est parmi les plus divergents analysés
Serbie
Belgrade tranche un compromis fragile entre honneurs militaires et honneurs d'État, à quelques semaines d'élections anticipées où Aleksandar Vučić joue une partie de sa survie politique.
Ce que chacun raconte
Allemagne
Berlin décrypte le stade Marakana comme le vrai signal de ces obsèques : dans les mêmes tribunes où des hooligans devinrent miliciens puis soldats dans les années 1990, une banderole à l'effigie de Mladic a réuni supporters de l'Étoile rouge et du Partizan, preuve d'une mémoire nationale jamais soldée.
Serbie
officiel distancié
la presse serbe reprend la formule présidentielle qualifiant la cérémonie d'élan émotionnel étranger à toute approbation gouvernementale.
Omission relayée par la presse allemande
la chaîne progouvernementale Informer, citée par la presse serbe elle-même, a couvert les obsèques sans mentionner les victimes de Srebrenica.
Ce que le récit met au premier plan
Allemagne
électoral serbe
le récit centre le deuil sur le calcul politique de Vucic avant un scrutin anticipé plutôt que sur le verdict judiciaire.
Serbie
Appui sur les voix pro-gouvernementales
un titre décrit les critiques de la cérémonie comme la preuve que leurs auteurs ne respectent pas leur propre peuple.
Ce sur quoi il s’appuie
Allemagne
Appui sur les politologues serbes
l'interprétation du sentiment national s'appuie sur des analystes locaux plutôt que sur des témoignages de victimes de Srebrenica.
et les chiffres
16 000 personnes selon l'Archives des rassemblements publics, comptage vidéo entre 11h et 14h
Nombre de personnes présentes aux obsèques
personnes
plusieurs milliers de personnes, selon Deutsche Welle
environ 8 000 civils et prisonniers bosniaques massacrés
Nombre de victimes du massacre de Srebrenica (juillet 1995)
personnes tuées
cette presse n’avance pas ce chiffre
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