ANGLE DOMINANT
Ottawa chiffre l'engrenage : cette guerre qui frappe désormais le Koweït draine des alliés lointains comme la Corée du Sud et alourdit une facture américaine qui frôle les cent milliards de dollars.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le Globe and Mail rapporte que l'armée koweïtienne a intercepté des missiles et drones iraniens lancés contre une base américaine, dans « la plus grande escalade de la guerre depuis plus d'un mois ».
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La télévision d'État iranienne porte le bilan de la frappe américaine sur un mariage à Hormozgan à cinq morts et près de 70 blessés, après le décès d'une femme de 22 ans à l'hôpital.
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Le National Post chiffre le coût de la guerre à environ 37,5 milliards $US en juillet selon le Pentagone, avec une demande de 67 milliards $US supplémentaires, alors que la Corée du Sud prépare un déploiement naval à Ormuz sous pression de Washington.
ANALYSE
Ottawa, vendredi 4 septembre 2026. La presse canadienne aborde le cinquième jour de l'escalade autour du détroit d'Ormuz par le biais de son coût grandissant et des alliés qu'elle entraîne malgré eux. Le Globe and Mail rapporte que Téhéran a lancé missiles et drones dans la nuit contre une base américaine au Koweït, dans « la plus grande escalade de la guerre depuis plus d'un mois », avant que les défenses aériennes koweïtiennes n'interceptent les tirs. L'attaque suit une série de frappes iraniennes menées mercredi contre des bases américaines en Irak, en Jordanie, au Qatar, au Koweït et au Bahreïn, en riposte à des frappes américaines visant, selon Washington, des cibles militaires le long de la côte du détroit.
Ces frappes avaient touché une maison où se tenait un mariage, dans le village de Kuhestak, comté de Sirik, sur la côte iranienne d'Hormozgan. Jeudi, des funérailles s'y sont tenues : la télévision d'État iranienne fait désormais état de cinq morts, dont une femme de 22 ans décédée à l'hôpital, et de près de 70 blessés. L'agence Mehr a filmé un cercueil drapé porté sous les palmes, désignant un enfant de quatre ans comme « martyr ». Le vice-président américain J.D. Vance affirme que Washington « enquête » sur l'incident, tandis que l'armée américaine soutient qu'elle « ne vise jamais les civils ». Le duel de versions occupe l'article, sans faire de place aux autres capitales du Golfe visées cette semaine.
Le National Post, lui, chiffre la guerre : selon le Pentagone, son coût atteignait environ 37,5 milliards de dollars américains en juillet, et l'administration Trump en réclame 67 milliards de plus. Le baril de Brent a dépassé 96 dollars, en hausse pour un quatrième jour consécutif. Cette facture s'accompagne d'une pression sur les alliés : Séoul aurait discrètement proposé un navire de soutien naval, un avion de patrouille maritime et environ 150 militaires pour Ormuz, sous la pression de Donald Trump, qui a réduit des exercices conjoints en invoquant le manque de contribution sud-coréenne à la guerre. La présidence sud-coréenne dément toute décision prise.
Téhéran, dont l'économie « a lourdement souffert du blocus américain », espère sortir renforcé du conflit, réclame la levée des sanctions et vise la perception de droits de passage sur un détroit qui écoulait, avant-guerre, un cinquième du trafic pétrolier mondial — un objectif que la presse canadienne rapporte sans le confronter aux versions du Golfe.
