
Points communs et différences de traitement dans les médias analysés.
Le dimanche 11 octobre, les autorités polonaises ont fait état d'informations sur un possible attentat visant Donald Tusk et le ministre de la Défense Władysław Kosiniak-Kamysz, ce que rapportent les sept corpus.
Les services polonais (ABW, police, SOP) ont tenu une réunion d'urgence, mentionnée dans les presses belge, française, hongroise, polonaise, britannique et russe.
Jacek Dobrzyński a évoqué une forte probabilité de mise à exécution des menaces, reprise par les presses belge, allemande, française, polonaise et britannique.
Question : l'alerte relève-t-elle d'une menace sécuritaire sérieuse ou d'une mise en avant politique ? La plupart des corpus reprennent le ton grave des services ; la presse russe relaie l'accusation de l'opposition polonaise (PiS, Confédération) d'un « show politique » et de panique semée.
Question : l'alerte est-elle rattachée aux attaques dans les écoles ? Berlin et Varsovie l'inscrivent dans ce climat (violences scolaires, radicalisation), tandis que Bruxelles relève que tout lien reste inconnu.
Ce regroupement décrit les publications analysées, pas la position des habitants de ces pays ni celle de leurs gouvernements.
Ce que la couverture de chaque pays laisse de côté, alors que d’autres le mettent en avant.
Belgique
Allemagne
France
Hongrie
Aperçu : 3 lectures sur 7 perspectives médiatiques. Synthèses des médias analysés — pas des citations directes. Méthode et limites
Bruxelles décrypte l'alerte polonaise comme une affaire de sécurité des dirigeants : réunion d'urgence à l'ABW, services mobilisés, et une menace dont la nature et l'auteur restent à ce stade inconnus.
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Berlin mesure l'alerte polonaise à l'aune des faits établis : une menace jugée très probable par les services, puis une arrestation dont les contours restent flous.
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Paris retient l'angle sécuritaire : une alerte des services polonais, un suspect d'une soixantaine d'années arrêté en Basse-Silésie, et une enquête encore ouverte sur la réalité de la menace.
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ANGLE DOMINANT
Bruxelles décrypte l'alerte polonaise comme une affaire de sécurité des dirigeants : réunion d'urgence à l'ABW, services mobilisés, et une menace dont la nature et l'auteur restent à ce stade inconnus.
POINTS CLES
ANALYSE
Bruxelles, 12 octobre 2026. La presse belge rend compte, dimanche 11 octobre, d'une alerte sécuritaire au sommet de l'État polonais, à partir de deux articles : l'un de La Libre Belgique, l'autre de la VRT NWS. Le récit reste centré sur le déclenchement de l'alerte et sur la réponse des services.
La Libre Belgique, dans un article publié le 11 octobre à 12h26, rapporte que le ministère polonais de l'Intérieur a annoncé la tenue d'une réunion au Centre antiterroriste de l'Agence de sécurité intérieure (ABW), après la réception par la police d'informations sur de possibles tentatives d'assassinat visant le Premier ministre Donald Tusk et le vice-Premier ministre et ministre de la Défense. Le quotidien cite la porte-parole du ministère, Karolina Galecka, qui a écrit sur X que le ministre de l'Intérieur et le ministre coordinateur des services spéciaux « ont ordonné le lancement de mesures à ce sujet ». Il précise que les autorités ont ordonné des mesures de sécurité après des signalements jugés suffisamment sérieux pour mobiliser les services spécialisés.
La VRT NWS donne un détail de plus sur l'origine de l'alerte : la police polonaise aurait reçu un courriel de menace, ce qui a conduit à convoquer en urgence la réunion à l'ABW. Le ministère qui coordonne les services spéciaux a fait savoir qu'il s'agissait d'une affaire de vie ou de mort. La chaîne flamande reprend une déclaration qui marque la gravité du dossier : « Nous recevons souvent des menaces sous diverses formes, qui se révèlent parfois être de mauvaises blagues. Mais dans ce cas, il s'agissait d'une mise à exécution très probable de ces menaces. »
Les deux médias soulignent ce qui reste inconnu. Selon la VRT, la nature exacte de la menace et son auteur ne sont pas connus pour le moment. La chaîne note aussi qu'on ignore s'il existe un lien avec la série d'incidents violents survenus la semaine précédente dans des écoles polonaises, ce qui inscrit l'alerte dans un climat de tension plus large sans l'y rattacher. Elle indique enfin que, selon le porte-parole de Tusk, le Premier ministre poursuit normalement ses activités.
Dans ces deux comptes rendus, l'angle est donc celui de la sécurité des dirigeants : réunion d'urgence, services mobilisés, informations jugées sérieuses. La dimension géopolitique, notamment les accusations de Varsovie sur d'éventuelles attaques hybrides russes, n'y est pas développée, et aucune réaction belge ou européenne n'est citée.
ANGLE DOMINANT
Berlin mesure l'alerte polonaise à l'aune des faits établis : une menace jugée très probable par les services, puis une arrestation dont les contours restent flous.
POINTS CLES
ANALYSE
Berlin, 12 octobre 2026. Les médias allemands rendent compte de l'alerte polonaise avec une prudence marquée. La Tagesschau écrit que « vieles im Unklaren » reste, « aber die Sorge scheint groß » : la police polonaise aurait reçu des indications concrètes sur un attentat visant le chef du gouvernement Donald Tusk et le ministre de la Défense Władysław Kosiniak-Kamysz. Selon le ministère de l'Intérieur, une réunion de crise a été convoquée au centre antiterroriste du service de renseignement intérieur.
La chaîne publique rapporte les propos de Jacek Dobrzyński, porte-parole du coordinateur des services secrets, citant l'agence PAP : les services estiment très élevée la probabilité que les menaces soient mises à exécution. « Wir nehmen das todernst », aurait-il dit. L'information est d'abord parvenue à la protection de l'État, qui l'a transmise à la police. Le porte-parole du gouvernement, Adam Szłapka, a confié à TVN24 que Tusk avait été informé tôt dimanche matin et que le signal était nettement plus inquiétant que par le passé.
Le Handelsblatt reprend le même fil, en précisant que le ministre de l'Intérieur Marcin Kierwiński a ordonné des mesures. Dans un second texte, le quotidien économique annonce, dimanche après-midi, l'arrestation d'un homme soupçonné d'avoir planifié l'attaque, d'après un message de Kierwiński sur X. Tusk a lui-même confirmé l'interpellation sur X et remercié la police pour son action « rapide et résolue ». Le journal souligne toutefois qu'on ignore de qui il s'agit et comment il a été retrouvé.
ANGLE DOMINANT
Paris retient l'angle sécuritaire : une alerte des services polonais, un suspect d'une soixantaine d'années arrêté en Basse-Silésie, et une enquête encore ouverte sur la réalité de la menace.
POINTS CLES
ANALYSE
Paris, 12 octobre 2026. La presse française rend compte de l'affaire à travers les déclarations officielles polonaises, de l'alerte de dimanche 11 octobre à l'arrestation du suspect. Selon la porte-parole du ministère de l'Intérieur, Karolina Gałecka, un rapport sur une « possible tentative d'assassinat » visant Donald Tusk et le vice-Premier ministre et ministre de la Défense Władysław Kosiniak-Kamysz a été transmis à la police par le Service de protection de l'État (SOP). Le ministre de l'Intérieur et le ministre-coordinateur des services spéciaux ont ordonné des mesures, et une réunion a réuni police, SOP et Agence de sécurité intérieure.
Le porte-parole du ministre-coordinateur des services spéciaux, Jacek Dobrzyński, a dit traiter l'affaire « avec le plus grand sérieux ». Il a évoqué une hausse continue des menaces : « Mois après mois, année après année, de plus en plus de menaces et de messages inquiétants de toutes sortes parviennent à la police ». Dans ce cas, a-t-il ajouté, il existe une « forte probabilité » que les menaces soient mises à exécution. L'Express note que la nature exacte de la menace et son origine n'étaient pas immédiatement claires.
Dans la soirée, Donald Tusk a annoncé sur X que « l'homme qui menaçait de commettre une attaque a été arrêté », remerciant la police pour « son intervention rapide et décisive ». Le ministre de l'Intérieur Marcin Kierwiński a précisé sur TVP Info qu'il s'agit d'un homme d'environ 60 ans, interpellé en Basse-Silésie, dans le sud-ouest du pays. Selon lui, « les services sont remontés jusqu'à lui grâce à une analyse approfondie des contenus publiés en ligne », et ses contacts ainsi que son activité sur Internet sont examinés. Son appartement fait l'objet de perquisitions ; Karolina Gałecka a indiqué que les informations le concernant seraient vérifiées par la police une fois la fouille terminée.
ANGLE DOMINANT
Budapest relaye sobrement l'alerte sécuritaire polonaise : réunion d'urgence des services, puis arrestation d'un homme de Basse-Silésie, sans piste étrangère évoquée.
POINTS CLES
ANALYSE
Budapest, 12 octobre 2026. La presse hongroise traite l'affaire en deux temps, à travers Telex puis 444, qui s'appuient surtout sur des sources polonaises. Dimanche 11 octobre, Telex rapporte que les services de sécurité polonais ont convoqué une réunion d'urgence après des informations sur un possible attentat contre le Premier ministre Donald Tusk et le vice-Premier ministre et ministre de la Défense Władysław Kosiniak-Kamysz. L'annonce vient de Jacek Dobrzyński, porte-parole du ministre chargé de la supervision des services secrets, qui l'a publiée sur X ; il a dit à l'agence PAP ne pouvoir donner aucune information supplémentaire. La porte-parole du ministère de l'Intérieur, Karolina Gałecka, a confirmé la réunion.
Telex ajoute, d'après la chaîne Polsat News, que la police aurait reçu l'information par courriel. Le porte-parole du gouvernement, Adam Szłapka, a indiqué à la même chaîne que le programme quotidien de Tusk restait inchangé et que le chef du gouvernement se trouvait à Varsovie. Selon le reporter de la chaîne, Tusk est arrivé à pied, sans mesures de sécurité particulières, à la chancellerie, où il a participé à une autre réunion consacrée aux trois attaques au couteau survenues dans des écoles ces derniers jours et aux menaces de violence scolaire publiées en ligne.
Le dénouement, publié par 444 le même dimanche, s'appuie sur le ministre de l'Intérieur Marcin Kierwiński : la police a placé en garde à vue l'homme qui avait menacé Tusk et prévoyait de l'attaquer. Il a été interpellé en Basse-Silésie et son domicile a été perquisitionné. Selon Gałecka, citée par PAP, cet homme de nationalité polonaise avait envoyé sa menace par courriel au Service de protection de l'État (SOP), visant le Premier ministre et le ministre de la Défense. Tusk a remercié les autorités : « Köszönöm a rendőrség gyors és határozott fellépését », soit un remerciement pour l'action rapide et ferme de la police. 444 précise que son texte provient de Gazeta Wyborcza.
ANGLE DOMINANT
Varsovie tranche sur le registre de la gravité : les services parlent d'une menace « sérieuse », reliée au débat sur la radicalisation des jeunes et des adultes.
POINTS CLES
ANALYSE
Varsovie, 12 octobre 2026. Dimanche 11 octobre, la presse polonaise rend compte d'une alerte dont les détails restent minces. Selon Dziennik.pl, le Premier ministre Donald Tusk et le vice-Premier ministre et ministre de la Défense Władysław Kosiniak-Kamysz ont reçu l'information d'une menace d'attentat vers 7 heures du matin, d'après le porte-parole du gouvernement Adam Szłapka, qui s'exprimait sur Polsat News.
Le signalement est d'abord parvenu au Service de protection de l'État (SOP), qui l'a transmis à la police, précise Jacek Dobrzyński, porte-parole du ministre coordinateur des services spéciaux Tomasz Siemoniak. À 11 heures, une réunion s'est tenue au Centre antiterroriste de l'ABW, avec l'Agence de sécurité intérieure, la police et le SOP, sur instruction de Siemoniak et du ministre de l'Intérieur Marcin Kierwiński. La porte-parole du ministère de l'Intérieur, Karolina Gałecka, l'a annoncée sur X. Un point presse était prévu à 13 heures.
Le ton officiel est grave. Dobrzyński déclare : « Nous prenons l'affaire mortellement au sérieux », et évoque un « grand degré de probabilité » que les menaces soient mises à exécution. Il note que de plus en plus de menaces parviennent aux services de mois en mois, et que certaines se révèlent être de « stupides plaisanteries », mais pas celle-ci. Szłapka juge l'information « exceptionnellement préoccupante », tout en assurant que le chef du gouvernement « travaille normalement » à Varsovie et que son mode de fonctionnement n'est pas modifié.
ANGLE DOMINANT
Moscou relaie surtout le soupçon de l'opposition polonaise, qui qualifie l'alerte contre Tusk de « show politique », plutôt que le récit sécuritaire du gouvernement.
POINTS CLES
ANALYSE
Moscou, 12 octobre 2026. Les médias russes traitent l'annonce polonaise sur un double plan : les faits de l'alerte, puis la polémique qu'elle suscite à Varsovie.
Dimanche 11 octobre, relève Vedomosti, la police polonaise a reçu des informations sur un possible attentat contre le Premier ministre Donald Tusk et le vice-Premier ministre et ministre de la Défense Władysław Kosiniak-Kamysz. La porte-parole du ministère de l'Intérieur, Karolina Gałecka, l'a écrit sur X. Le ministre de l'Intérieur Marcin Kierwiński et le ministre-coordinateur des services spéciaux Tomasz Siemoniak ont ordonné des mesures. Une réunion d'urgence de l'ABW, de la police et du SOP était fixée à 11 h au Centre de lutte contre le terrorisme. Selon Interia.pl, cité par le quotidien, deux hommes, de 56 et 52 ans, avaient déjà été interpellés en septembre pour des menaces visant Tusk.
Meduza insiste sur l'opacité de la communication. Le porte-parole Jacek Dobrzyński n'a donné « aucun détail » sur l'auteur des menaces ni sur l'état de l'enquête. Il a répondu aux « pseudo-experts » qui doutaient de l'utilité d'en parler : il s'agit d'une menace « de gravité mortelle ». D'après Gazeta Wyborcza, la menace était déjà neutralisée. Tusk a remercié les policiers pour leur action « rapide et décisive ».
ANGLE DOMINANT
Londres décrypte l'affaire comme une alerte de sécurité vite résolue, où l'arrestation d'un suspect en Basse-Silésie tranche une menace jugée « mortellement sérieuse » contre Tusk et son ministre de la Défense.
POINTS CLES
ANALYSE
Londres, 12 octobre 2026. Pour la presse britannique, l'affaire tient d'abord en une séquence de sécurité : une alerte, une réunion d'urgence, puis une arrestation. The Independent ouvre sur l'information reçue par la police polonaise au sujet d'une possible attaque contre le Premier ministre Donald Tusk et le ministre de la Défense Władysław Kosiniak-Kamysz. Les services de sécurité polonais ont tenu dimanche 11 octobre une réunion spéciale, fixée à 11 h au Centre antiterroriste de l'Agence de sécurité intérieure, sur ordre du ministre de l'Intérieur Marcin Kierwiński et du ministre coordinateur des services spéciaux. La nature exacte de la menace et son origine restaient alors floues, note le quotidien, qui relaie la radio privée Radio Zet : la police aurait reçu un courriel décrivant le projet.
La BBC enchaîne avec le dénouement. Donald Tusk a annoncé l'arrestation d'un homme accusé d'avoir préparé un attentat contre lui et son ministre, et remercié la police pour son action « rapide et déterminée ». Selon la chaîne, un porte-parole des services spéciaux, Jacek Dobrzyński, a parlé d'une « forte probabilité » que ces menaces soient mises à exécution et d'une menace prise « mortellement au sérieux ». Le suspect, de nationalité polonaise, a été interpellé en Basse-Silésie. La porte-parole du ministère de l'Intérieur, Karolina Gałecka, précise que le courriel a été transmis à la police par le Service de protection de l'État, chargé de la sécurité des ministres.
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Les sept corpus rapportent l'alerte polonaise, mais ne retiennent pas les mêmes éléments : la gravité des termes officiels, les zones d'ombre, le climat des écoles ou la querelle politique. Ce décompte mesure ce que la presse a choisi de mettre en avant, pas l'état de l'enquête.
Un suspect est en détention après la perquisition de son domicile ; son identité et un éventuel lien avec les attaques d'écoles n'ont pas été rendus publics.
Le porte-parole du ministre coordinateur des services spéciaux, Jacek Dobrzyński, a insisté sur la gravité du signalement. Selon Dziennik.pl, il a expliqué que les menaces arrivent de plus en plus nombreuses aux services, de mois en mois, et que certaines se révèlent être de « stupides plaisanteries ». Ce n'était pas le cas ici, a-t-il dit.
« Nous prenons l'affaire mortellement au sérieux »
Le porte-parole du gouvernement, Adam Szłapka, a de son côté jugé l'information « exceptionnellement préoccupante », rapporte le même média. Il a aussi assuré que le Premier ministre « travaille normalement » à Varsovie. Telex, d'après Polsat News, précise que Donald Tusk est arrivé à pied à la chancellerie, sans mesures de sécurité particulières.
La Tagesschau cite Szłapka, qui a confié à TVN24 que le signal était nettement plus inquiétant que par le passé.
Notes from Poland relève qu'au moment de la rédaction, ni le lieu, ni la méthode, ni les auteurs présumés, ni la source de l'information n'avaient été communiqués. La VRT NWS écrit de même que la nature de la menace et son auteur étaient inconnus.
Le Handelsblatt, dans son article sur l'arrestation, note qu'on ignore de qui il s'agit et comment il a été retrouvé. L'information sur l'analyse de contenus publiés en ligne vient ensuite de Marcin Kierwiński, citée par la presse française.
Meduza indique que Dobrzyński n'a donné « aucun détail » sur l'auteur ni sur l'état de l'enquête. Le média russe ajoute, d'après Gazeta Wyborcza, que la menace était déjà neutralisée. La presse russe emploie le conditionnel pour l'homme qui « aurait menacé » Donald Tusk.
Les corpus se demandent si l'alerte se rattache aux attaques d'écoles. La VRT NWS écrit qu'on ignore s'il existe un lien avec la série d'incidents de la semaine précédente. Dobrzyński, lui, évoque « la radicalisation de la jeunesse, dont nous avons tant parlé », puis celle des adultes, selon Dziennik.pl.
Le Handelsblatt écrit que des spécialistes de la cybercriminalité examinent si un défi lancé sur les réseaux sociaux a déclenché les violences scolaires, sans indice pour l'instant. Telex rapporte que Tusk a participé à une réunion consacrée à ces attaques au couteau et aux menaces de violence scolaire publiées en ligne.
The Independent situe l'épisode dans un pays « profondément polarisé politiquement ». Le quotidien cite l'interpellation, en août, d'un homme de 23 ans accusé d'avoir appelé à l'assassinat de responsables politiques. Vedomosti, citant Interia.pl, mentionne deux hommes de 56 et 52 ans interpellés en septembre pour des menaces visant Donald Tusk.
Seul le corpus russe détaille cette réaction : Vedomosti, le lundi 12 octobre et en citant Onet, rapporte les propos d'élus de Droit et Justice et de la Confédération. Ils reprochent au camp au pouvoir de semer la panique. Les corpus français et polonais n'abordent pas ces critiques.
Selon Vedomosti, Sławomir Mentzen dit avoir reçu à plusieurs reprises des menaces de mort par courriel, classées par la police faute d'expéditeur identifié. Il espère que « les services s'en sortiront » pour protéger Tusk.
Le sénateur Stanisław Karczewski prédit, d'après le même journal, que de telles annonces se multiplieront jusqu'à ce que soit déclarée, en 2027, l'impossibilité d'organiser les législatives pour des raisons de sécurité. Les perspectives lues ne contiennent pas de réponse du gouvernement à ces critiques.
Polonais d'environ 60 ans, il avait envoyé sa menace par courriel au SOP, selon Karolina Gałecka.
Tusk et Kosiniak-Kamysz informés vers 7 h ; réunion à 11 h au Centre antiterroriste de l'ABW.
Droit et Justice et la Confédération évoquent une majorité qui sèmerait la panique et ferait un « show politique ».
Les deux rédactions replacent l'affaire dans le contexte d'une Pologne déjà en alerte. Le Handelsblatt évoque une vague de violences dans les écoles, où un concierge est mort jeudi, et 117 personnes arrêtées ces derniers jours. Des spécialistes de la cybercriminalité examinent si un défi lancé sur les réseaux sociaux en serait le déclencheur, mais rien ne l'indique pour l'instant. Tusk a déclaré dimanche, avant une réunion spéciale avec le ministre de l'Intérieur, la police et les services : « Wir haben es nicht mit einer großangelegten, organisierten Gruppe von Menschen zu tun, die eine Bedrohung schaffen wollen ».
Le traitement allemand reste donc centré sur la chronologie sécuritaire : alerte, réunion de crise, évaluation du risque, arrestation. Aucun des deux articles ne désigne d'auteur étranger ni ne traite de la piste russe ; le Handelsblatt renvoie seulement, par un lien de lecture, à un avertissement du BND sur un conflit violent avec la Russie.
Le contexte sécuritaire est rappelé par L'Express : les autorités polonaises étaient en état d'alerte maximale cette semaine après trois attaques contre des écoles en quatre jours en Mazovie, province où se situe Varsovie. Les articles français ne détaillent ni l'identité du suspect, ni ses motivations, ni le degré d'authenticité des menaces, laissés à l'enquête en cours.
La lecture hongroise reste sobre : un incident de sécurité, une chronologie, des porte-parole nommés, une arrestation. Les deux médias relient brièvement l'alerte aux attaques dans les écoles, mais ni l'un ni l'autre, dans les textes fournis, n'évoque une piste étrangère, les avertissements de Tusk sur des attaques hybrides russes ou les enjeux de politique intérieure polonaise.
Dobrzyński rattache l'affaire à un débat de la semaine : « la radicalisation de la jeunesse, dont nous avons tant parlé » après les attaques dans des écoles, et celle des adultes. Notes from Poland, média anglophone, souligne qu'au moment de la rédaction ni le lieu, ni la méthode, ni les auteurs présumés, ni la source de l'information n'avaient été communiqués.
Le soir, selon les éléments du dossier, Tusk a annoncé sur X l'arrestation de l'homme qui menaçait de commettre une attaque. Kierwiński a précisé qu'il s'agissait d'un homme d'environ 60 ans, interpellé en Basse-Silésie et retrouvé grâce à l'analyse de contenus publiés en ligne ; son appartement a été perquisitionné.
Le 12 octobre, Vedomosti, citant Onet, donne la parole à l'opposition. Les élus de Droit et Justice et de la Confédération accusent le camp au pouvoir de « semer la panique », de transformer la sécurité en « show politique » et de vouloir détourner l'attention de sujets gênants pour le gouvernement. Sławomir Mentzen affirme avoir reçu plusieurs fois des menaces de mort par courriel, classées par la police faute d'expéditeur identifié ; il espère que « les services s'en sortiront » pour Tusk. Le sénateur Stanisław Karczewski prédit que de telles annonces se multiplieront « jusqu'à ce qu'on déclare en 2027 que les législatives sont impossibles pour des raisons de sécurité ».
Les deux titres emploient le conditionnel pour l'homme qui « aurait menacé » le chef du gouvernement et s'en tiennent aux déclarations officielles et à la presse polonaise, sans reprendre le contexte des attaques dans des écoles de Mazovie ni l'accusation de Tusk visant Moscou en septembre.
La couverture britannique prend soin de situer l'épisode. The Independent rappelle que la criminalité violente reste relativement rare en Pologne, mais que le pays est « profondément polarisé politiquement » et exposé à des menaces liées à la proximité de la guerre en Ukraine. Il cite deux précédents : l'interpellation en août d'un homme de 23 ans accusé d'avoir appelé à l'assassinat de responsables politiques, et les menaces dont Tusk avait fait état en 2024 après l'attentat contre le Premier ministre slovaque Robert Fico. Il évoque aussi la vigilance renforcée de la police après trois attaques dans des écoles en quatre jours.
La BBC consacre enfin quelques lignes au profil de la cible : Tusk est Premier ministre depuis 2023, après un premier passage de 2007 à 2014, et a présidé le Conseil européen de 2014 à 2019. Les deux articles s'en tiennent aux déclarations des autorités polonaises, sans identifier le suspect ni détailler ses motivations, et ne tirent pas de lecture géopolitique de l'affaire.
Plus divergent que 11 % des sujets récents comparables (référence : 90 sujets récents mesurés par la même méthode).