ANGLE DOMINANT
Kyiv fait de Marta Kostyuk une figure politique : dédicace à l'Ukraine sous les bombes, 21 morts pendant son quart de finale
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Kostyuk dédie sa victoire à l'Ukraine après une nuit de 656 drones et 73 missiles tuant 22 personnes.
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Premier quart de finale 100 % ukrainien dans un Grand Chelem dans l'ère professionnelle.
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La maison familiale de Kostyuk a évité de peu d'être frappée par un missile au premier tour.
ANALYSE
Kyiv transforme Marta Kostyuk en porte-drapeau. Le Kyiv Post publie le seul portrait politique du tournoi : « Kostyuk Reaches Historic French Open Semifinal, Dedicates Win to Ukraine ». Marta Kostyuk déclare que « apprendre à bloquer la réalité de l'invasion russe de l'Ukraine est devenu essentiel » pendant son parcours en demi-finales, même si le conflit n'est jamais loin de ses pensées. Elle a battu sa compatriote Elina Svitolina 6-3, 2-6, 6-2 mardi pour atteindre les quatre derniers d'un Grand Chelem pour la première fois — c'était aussi le premier quart de finale 100 % ukrainien dans un major dans l'ère professionnelle. La joueuse de 23 ans a retenu ses larmes sur le court en dédiant sa victoire à l'Ukraine, frappée tôt mardi matin par des centaines de drones russes et des dizaines de missiles, faisant au moins 21 morts. « Avec tout ce qui se passe, pour moi, être ici est une vraie bénédiction, et je ne pense pas à gagner. Ce n'est pas le plus important pour moi », déclare-t-elle aux journalistes. « Je suis ici pour représenter l'Ukraine et pour m'amuser. » Kostyuk a été une soutien vocale de l'Ukraine pendant la guerre. Elle a révélé après son match du premier tour que la maison familiale avait évité de peu d'être frappée par un missile. « Je ne peux rien faire à ce sujet, je peux juste suivre ce qui se passe. » Elle explique qu'elle désactive les notifications d'actualités sur son téléphone la nuit pour se concentrer sur le tennis. « Je ne changerais absolument rien et je ne dormirais pas. Si je ne peux pas vivre sans les nouvelles et ne pas les suivre, autant rentrer en Ukraine et y vivre. » L'angle ukrainien fusionne sport et résistance — Kostyuk est traitée non comme une joueuse mais comme une ambassadrice d'un pays sous les bombes.
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