ANGLE DOMINANT
Paris retient d'abord la cible pétrolière : l'incendie du terminal de Saint-Pétersbourg est lu comme un nouveau coup porté aux hydrocarbures russes, au moment où Donald Trump presse Kiev d'y renoncer.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le gouverneur Alexandre Beglov a fait état d'incendies « sur le territoire du Terminal pétrolier de Saint-Pétersbourg » et d'une activité restreinte à l'aéroport de Poulkovo.
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Dans la région de Léningrad, la défense russe a abattu 126 drones pendant la nuit, selon le gouverneur Alexandre Drozdenko.
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Volodymyr Zelensky accuse la Russie d'avoir frappé 76 fois les installations énergétiques ukrainiennes depuis la « trêve énergétique » annoncée par Donald Trump (France 24).
ANALYSE
Paris, 18 octobre 2026. Les médias français rapportent, dimanche 18 octobre, une attaque de drones ukrainiens sur Saint-Pétersbourg, deuxième ville de Russie, qui a provoqué un incendie « sur le territoire du Terminal pétrolier de Saint-Pétersbourg », selon les mots du gouverneur Alexandre Beglov cités par BFMTV et Sud Ouest. Le même responsable évoque aussi des incendies sur « des infrastructures civiles » dans trois quartiers de la ville.
Le bilan humain est présenté de façon contrastée. BFMTV et Sud Ouest relaient d'abord la version de M. Beglov, qui assurait qu'il n'y avait pas de victime recensée. France 24 écrit, dans sa version anglaise, que l'attaque a fait au moins un mort et cinq hospitalisés, et que des incendies ont touché une raffinerie et un dépôt pétrolier. Les chiffres de Moscou sont attribués à leurs auteurs, sans recoupement indépendant.
Dans la région de Léningrad, le gouverneur Alexandre Drozdenko a indiqué sur Telegram que la défense anti-aérienne russe avait abattu 126 drones pendant la nuit. L'aéroport de Poulkovo a vu son activité « restreinte » pour des raisons de sécurité. Le réseau social VK a fait état d'une attaque contre un centre de données de la région, tout en assurant que ses services fonctionnaient normalement. BFMTV rappelle que Kiev frappe depuis début octobre plusieurs centres de données, notamment ceux du géant Yandex.
La couverture insiste sur la dimension énergétique et commerciale. BFMTV souligne que Saint-Pétersbourg et sa région abritent des infrastructures « essentielles pour le commerce d'hydrocarbures », secteur que l'Ukraine vise depuis des mois en représailles aux bombardements russes. Le même terminal avait déjà été attaqué en juin, le jour de l'ouverture d'un grand forum économique.
Le volet diplomatique sert de toile de fond. Selon Sud Ouest, Donald Trump a sommé Kiev de cesser ses frappes contre les raffineries russes, qui contribueraient selon lui à la hausse des prix du pétrole et des carburants. Il avait annoncé unilatéralement une trêve énergétique entre Moscou et Kiev une semaine plus tôt. France 24 précise qu'aucune des deux parties n'avait dit y avoir consenti, que la trêve s'est vite effondrée, et que Volodymyr Zelensky accuse la Russie d'avoir frappé 76 fois les installations énergétiques ukrainiennes depuis cette annonce.
Les articles de France 24 mentionnent enfin des liens avec Washington « tendus ces derniers jours » et le soutien américain à l'Ukraine qui s'affaiblit, ce qui place l'attaque dans un débat sur la tenue de l'alliance occidentale autant que sur la guerre elle-même.
