Le 24 mai 2026, dans un message publié sur Truth Social, Donald Trump a ordonné à ses négociateurs de « ne pas se précipiter » vers un accord avec l'Iran, affirmant que « le temps joue en notre faveur ». Le recadrage est intervenu quelques heures après que Marco Rubio, depuis New Delhi, avait annoncé des « bonnes nouvelles » imminentes. Aucun accord n'a été signé ce dimanche, les deux parties négociant encore le libellé précis de plusieurs points de l'accord-cadre.
Cette séquence s'inscrit dans un cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril 2026, qui a suivi un conflit ouvert déclenché le 28 février. La trêve reste partielle : Washington maintient un blocus des ports iraniens et Téhéran conserve des contrôles sur la navigation dans le Golfe. La réouverture du détroit d'Ormuz, par lequel transite en temps normal environ 20 % du commerce pétrolier mondial, constitue le cœur des discussions, la question nucléaire étant reportée à une phase ultérieure.
Le maintien du blocus naval en parallèle d'un ralentissement des négociations reflète un calcul d'attente : l'économie iranienne, sous sanctions, supporte le coût du blocus plus durement que les marchés occidentaux. Des frappes américaines sur des sites de missiles iraniens, le 25 mai, ont coexisté avec les pourparlers, illustrant la juxtaposition d'une pression militaire et d'une dynamique négociée.
Plusieurs points restent disputés selon les acteurs. La libération des avoirs gelés iraniens est présentée par certains comme un obstacle central, ignorée par d'autres. Le rôle de médiation du Qatar et les divisions internes au Sénat américain sont également diversement rapportés. Les contours exacts d'un éventuel accord demeurent incertains.