ANGLE DOMINANT
Madrid encaisse une nouvelle salve de Trump sur les dépenses de défense, tandis que la classe politique espagnole s'inquiète de la dérive personnelle du président américain contre ses alliés européens.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
- 01
Trump a qualifié l'Espagne de "vrai désastre" et "terrible" sur le refus de porter ses dépenses de défense à 5 % du PIB, un reproche déjà formulé contre Sánchez au sommet de La Haye en 2025.
- 02
Santiago Abascal, leader de Vox, a publiquement critiqué Trump pour son attaque contre Meloni, affirmant qu'"on ne peut pas traiter un allié comme un vassal".
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Trump a publié sur Truth Social une photo de Meloni avec la légende "il faut une ordonnance d'éloignement", ravivant leur dispute née après le G7 d'Évian.
ANALYSE
Madrid, 8 juillet 2026. Au sommet de l'OTAN à Ankara, Donald Trump n'a pas seulement rouvert sa querelle personnelle avec Giorgia Meloni : il a aussi remis l'Espagne sur le banc des accusés. « L'Espagne est un vrai désastre. L'Espagne est terrible, ils ne veulent rien payer », a lancé le président américain, reprenant une critique déjà formulée l'an dernier au sommet de La Haye, où Pedro Sánchez avait été spécifiquement visé pour son refus de porter les dépenses de défense à 5 % du PIB, rapporte El País. Un an plus tard, le constat espagnol n'a pas changé, mais la liste des « déçus » de Trump s'est allongée : Italie, Royaume-Uni, Allemagne et France sont désormais accusés de l'avoir « laissé tomber » dans sa guerre unilatérale contre l'Iran, qu'il affirme avoir menée sans le moindre appui logistique de ses alliés européens.
C'est toutefois l'attaque contre Giorgia Meloni qui a le plus retenu l'attention de la presse espagnole. Avant même de fouler le sol turc, Trump a publié sur Truth Social une photo de lui souriant aux côtés de la Première ministre italienne, assortie du commentaire « il faut une ordonnance d'éloignement », référence directe à leur dispute née après le G7 d'Évian, selon Expansión. La riposte est venue d'un camp inattendu à Madrid : Santiago Abascal, leader de Vox, a publiquement recadré le président américain sur Telecinco, jugeant qu'« on ne peut pas traiter un allié comme un vassal » et apportant son soutien à Meloni, « une amie » ayant « tout son respect », rapporte HuffPost España.
Le chroniqueur Carlos Alsina, sur Onda Cero, a dressé un inventaire des dirigeants irrités par le président américain — Macron, Starmer, Scholz, Merz, Tusk, Meloni — avant d'y ajouter Sánchez, dépeint par Trump comme voulant la protection militaire américaine « sans payer ce qui lui revient » en investissement de défense, note El Confidencial. Le sommet, organisé par Recep Tayyip Erdogan à Ankara les 7 et 8 juillet, se déroule sous le signe de la défiance transatlantique, alors que Trump a par ailleurs réitéré ses prétentions sur le Groenland, jugeant que l'île arctique « devrait être contrôlée par les États-Unis, et non par le Danemark ».
SOURCES (5)
- El Pais EnglishMOYEN
- HuffPost EspañaMOYEN
- ElDiario.esMOYEN
- ExpansiónMOYEN
- El ConfidencialMOYEN
