ANGLE DOMINANT
France décrypte un nouveau volte-face de Donald Trump sur l'ICE, symptôme d'une administration prise entre logique répressive et contestation grandissante.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le DHS a suspendu la plupart des contrôles routiers de l'ICE mardi 14 juillet, puis Trump a exigé leur reprise dès le lendemain via Truth Social.
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Deux automobilistes ont été tués par des agents de l'ICE en moins d'une semaine : Lorenzo Salgado Araujo (Texas, 7 juillet) et Joan Sebastian Guerrero (Maine, 13 juillet).
- 03
La coalition No Kings a dénoncé « une dérive autoritaire continue » tandis que la sénatrice Susan Collins réclamait la fin des contrôles non urgents.
ANALYSE
Paris, 16 juillet 2026. Les médias français reconstituent avec précision la chronologie d'un rétropédalage présidentiel jugé révélateur. Mardi 14 juillet, le ministère américain de la Sécurité intérieure (DHS) suspend « la plupart » des contrôles routiers de l'ICE, au lendemain de la mort par balles de Joan Sebastian Guerrero, Colombien de 26 ans tué à Biddeford (Maine), et une semaine après celle de Lorenzo Salgado Araujo, Mexicain de 52 ans abattu à Houston (Texas). Dans les deux cas, un porte-parole de l'ICE évoque une fuite du véhicule et un agent « craignant pour la sécurité du public », version contestée par les proches des victimes.
Le lendemain, mercredi, Donald Trump s'en prend publiquement à cette décision sur Truth Social : « Nous ne pouvons PAS renoncer à l'un des outils les plus importants et les plus efficaces de l'ICE dans la lutte contre la criminalité : LES CONTRÔLES ROUTIERS ! » Il ajoute que « les Dumocrats de la gauche radicale aimeraient que cela arrive, mais cela ne se produira pas sous ma présidence » et somme l'agence de « reprendre son travail si important ». Son conseiller à l'immigration, Tom Homan, avait pourtant assuré sur Fox News qu'il s'agissait d'« une courte pause », la méthode restant selon lui « efficace » et vouée à être rétablie.
La presse française relaie aussi les réactions politiques : la sénatrice républicaine du Maine Susan Collins a réclamé la fin des contrôles « non urgents » et regretté l'absence de caméra-piéton sur l'agent tireur ; le président colombien Gustavo Petro a qualifié la mort de son compatriote d'« assassinat » sur X. La coalition No Kings a dénoncé « une nouvelle manifestation effroyable de la dérive autoritaire » de l'administration, sous la houlette du secrétaire Markwayne Mullin. Des rassemblements ont eu lieu de Los Angeles à Boston, ainsi qu'à Scarborough, près de Biddeford, derrière une banderole « assez de tueries ». Un New York Times cité par RFI dénombre plus d'une vingtaine de personnes visées par des tirs, dont six morts, depuis le retour de Trump à la Maison-Blanche.
SOURCES (5)
- Sud OuestMOYEN
- HuffPost FranceMOYEN
- BFMTVMOYEN
