Le 22 mai 2026, Tulsi Gabbard a annoncé sa démission du poste de Directrice du Renseignement National, avec prise d'effet au 30 juin. Dans sa lettre, elle invoque le diagnostic d'une forme rare de cancer des os chez son mari, Abraham Williams. Pour assurer l'intérim à compter de cette date, Donald Trump a désigné Aaron Lukas, directeur adjoint principal de l'agence, et a salué publiquement le bilan de Gabbard sur Truth Social. Ce départ est le quatrième d'un membre de haut rang du cabinet depuis le début du second mandat, après Kristi Noem, Pam Bondi et Lori Chavez-DeRemer.
La démission intervient dans un contexte de recomposition rapide au sommet de l'appareil sécuritaire américain, dix-huit mois après l'entrée en fonction de Trump. L'agence, qui coordonne dix-huit services de renseignement, se retrouve sans directeur confirmé par le Sénat alors que les États-Unis maintiennent un engagement militaire en Iran déclenché en février 2026. Des désaccords sont documentés entre Gabbard et la Maison-Blanche sur l'évaluation de la menace nucléaire iranienne, illustrant une tension entre l'analyse des services et les orientations de l'exécutif.
La cause réelle du départ reste disputée. La version officielle met en avant des raisons familiales, tandis que des sources anonymes affirment que Gabbard aurait été poussée vers la sortie ; un porte-parole de la Maison-Blanche a démenti cette lecture. Les acteurs divergent aussi sur ce qui pèse le plus : différend sur le dossier iranien pour les uns, simple coïncidence personnelle pour d'autres.
La transition vers un profil non confirmé par le Sénat soulève des questions de continuité institutionnelle pour les partenaires américains, des réseaux Five Eyes à l'OTAN et aux alliances indo-pacifiques. Par ailleurs, le départ de quatre femmes de haut rang en quelques mois, toutes remplacées par des hommes, modifie la composition du cabinet sans que l'administration n'en fasse un sujet public.