Dans la nuit du 16 au 17 mai 2026, l'Ukraine a lancé l'une de ses plus vastes offensives de drones depuis le début du conflit, mobilisant plus de 500 appareils. Le ministère russe de la Défense a fait état de l'interception de 556 drones répartis sur plus de quatorze régions. L'attaque a causé entre trois et cinq morts sur le sol russe, dont au moins trois dans la région de Moscou, et a visé des raffineries et des infrastructures.
Le président ukrainien a revendiqué l'opération, la qualifiant d'« entièrement justifiée » et la présentant comme une réponse aux frappes russes ayant tué 24 personnes à Kyiv le 15 mai, dont trois enfants. L'épisode s'inscrit dans une reprise des hostilités après l'expiration d'une trêve de trois jours liée au 80e anniversaire de la victoire soviétique, négociée sous l'égide de Washington.
Cette escalade illustre une logique d'attrition réciproque : les deux camps ciblent les infrastructures énergétiques et logistiques de l'adversaire, tandis que les négociations de paix sont décrites comme dans l'impasse. La capacité ukrainienne à frapper à plus de 500 km de la frontière modifie la perception des rapports de force et complique les calculs des acteurs cherchant à maintenir des canaux de médiation.
Plusieurs points restent disputés. Le bilan humain côté russe varie de trois à cinq morts selon les sources et le moment de publication. La lecture de l'événement diverge également : certains acteurs y voient une riposte proportionnée, d'autres une attaque contre des civils. Enfin, les frappes russes simultanées — environ 287 drones lancés sur l'Ukraine la même nuit — figurent ou non selon les récits, signe que chaque camp met en avant ses propres pertes.