ANGLE DOMINANT
Oslo dissèque, via un reportage de terrain de NRK, la pénurie d'essence qui gagne la Russie profonde après les frappes ukrainiennes sur les raffineries, pendant que Dagbladet et VG documentent le doute sur les rapports militaires transmis à Poutine et la stagnation économique russe.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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À Vladimir, à moins de deux heures de Moscou, les stations des grandes compagnies pétrolières n'avaient parfois plus d'essence 95, seul le diesel étant disponible, avec des prix dépassant largement les 70 roubles (8,60 NOK) habituels
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Selon l'ISW cité par Dagbladet, le groupement militaire russe « Nord » et l'état-major mentiraient probablement à Poutine sur l'ampleur de leurs avancées au nord de l'Ukraine, s'appuyant parfois sur des vidéos manipulées par IA
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La banque centrale russe a abaissé son taux directeur à 14 %, avec une prévision de croissance du PIB de 0 à 1 % pour l'année, selon VG citant un rapport de l'institut Kiel
ANALYSE
Oslo, 3 août 2026. La presse norvégienne aborde la nouvelle vague de frappes ukrainiennes par ses conséquences concrètes sur le territoire russe, plutôt que par le décompte des drones. Un correspondant de NRK, tout juste revenu de vacances en Norvège, raconte avoir retrouvé une Moscou où les stations-service ont été réapprovisionnées en priorité par les autorités, soucieuses de ne pas montrer la capitale à sec : « la ville a trop de valeur symbolique. » Mais dès la sortie de la région de Moscou, en direction de Vladimir, le tableau change radicalement. Les stations des grandes compagnies, Lukoil, Rosneft, Gazprom, n'avaient parfois plus d'essence 95 du tout, seul le diesel restant disponible ; certaines pompes encore approvisionnées affichaient des prix bien au-dessus des 70 roubles habituels, soit 8,60 couronnes norvégiennes le litre. Le journaliste rattache directement cette pénurie aux frappes de drones sur les raffineries et dépôts, y compris à plus de mille kilomètres à l'intérieur du pays, près de Moscou comme de Saint-Pétersbourg, où d'épaisses fumées noires se sont élevées après les incendies.
En parallèle, Dagbladet relaie une analyse de l'institut américain ISW selon laquelle le commandement militaire russe, notamment le groupement « Nord », mentirait probablement à Poutine sur l'ampleur réelle de ses avancées au nord de l'Ukraine, faute de mouvements de troupes correspondant aux prises de villages revendiquées, parfois étayées par des vidéos manipulées par IA. VG complète ce tableau par les données de la banque centrale russe, qui a abaissé son taux directeur à 14 % et prévoit une croissance du PIB comprise entre 0 et 1 %, un institut allemand jugeant que « les fondations structurelles se sont effritées plus vite que ne le montrent les chiffres bruts ».
SOURCES (3)
- DagbladetMOYEN
- VGMOYEN
- NRK NyheterMOYEN
