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Réunies à Bürgenstock, en Suisse, du 21 au 23 juin 2026 sous la médiation conjointe du Pakistan et du Qatar, les délégations américaine et iranienne ont conclu leurs pourparlers techniques sur une feuille de route de 60 jours vers un accord définitif. Quatre groupes de travail ont été constitués, couvrant les sanctions, le dossier nucléaire, la reconstruction économique et le suivi de la mise en œuvre.
Sur le plan concret, le Trésor américain a émis une licence générale temporaire autorisant la production, la livraison et la vente de pétrole iranien jusqu'au 21 août 2026, assortie du déblocage de 12 milliards de dollars d'avoirs iraniens gelés. Une ligne de communication directe a été établie pour la gestion du détroit d'Ormuz, par lequel transitent environ 20 % des exportations mondiales de pétrole, et les flux pétroliers et gaziers y ont retrouvé leur niveau d'avant-crise. Les négociations ont toutefois connu un épisode de tension : la délégation iranienne a temporairement suspendu sa participation après des publications de Donald Trump sur les réseaux sociaux pendant les discussions.
Ces pourparlers s'inscrivent dans un conflit régional ouvert depuis février 2026, marqué par des frappes américano-israéliennes sur l'Iran et la fermeture temporaire du détroit. Un accord intérimaire conclu à Islamabad le 18 juin avait posé le cadre juridique des discussions suisses. Pour les économies importatrices d'Asie et d'Afrique, la réouverture d'Ormuz constitue l'enjeu le plus immédiat.
Plusieurs points restent disputés. Washington présente l'acceptation du retour des inspecteurs de l'AIEA comme un acquis, que Téhéran dément avoir abordé. L'Iran affirme que le détroit sera administré selon ses propres règles, là où les États-Unis le décrivent comme libre et ouvert sous garantie bilatérale. La probabilité d'un accord définitif dans les 60 jours et la portée réelle des concessions demeurent l'objet de lectures divergentes.