Le 24 mai 2026, Donald Trump annonce qu'un accord de principe avec l'Iran, destiné à mettre fin à environ 86 jours de guerre, est «largement négocié». Le texte n'est pas signé : plusieurs points litigieux, notamment le libellé précis, restent à trancher entre les deux parties. Le gain central mis en avant est la réouverture du détroit d'Ormuz, voie de passage pour environ un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux, dont la fermeture pèse simultanément sur les marchés occidentaux, les économies du Golfe et les importateurs asiatiques.
Le conflit a éclaté fin février 2026, après des frappes américano-israéliennes au cours desquelles le guide suprême iranien a été tué, plongeant la région dans sa crise la plus grave depuis des décennies. L'accord de principe marque une première étape de désescalade. Son architecture montre des concessions mutuelles autant que des frictions : Washington a assoupli ses exigences initiales sur l'enrichissement et repoussé le dossier nucléaire à une phase ultérieure, estimée à 30-60 jours, tandis que Téhéran maintient sa position sur la souveraineté du détroit.
La médiation pakistanaise, appuyée par les consultations avec les États du Golfe, est créditée par les parties d'avoir rapproché les positions. Le règlement du programme nucléaire iranien, délibérément différé, reste l'inconnue majeure de tout accord durable.
Plusieurs incertitudes persistent. Le report du volet nucléaire est présenté par certains acteurs comme l'obstacle central non résolu, tandis que d'autres privilégient l'angle énergétique. La fiabilité du processus est elle-même discutée : l'annonce de samedi a été suivie d'un appel à «ne pas se précipiter». Enfin, la fragmentation interne aux États-Unis, entre un exécutif soucieux de restaurer les flux pétroliers et des sénateurs jugeant l'accord insuffisant, demeure une variable d'incertitude pour la finalisation du texte.