ANGLE DOMINANT
Le CBAM comme protectionnisme occidental violant les principes de l'OMC et la justice climatique
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
- 01
CBAM perçu comme violation du principe de responsabilités communes mais différenciées
- 02
La Chine a ses propres objectifs (neutralité carbone 2060) sans besoin de pression
- 03
Risque de prolifération de CBAM similaires (UK, Canada, Australie)
- 04
Chine se positionnant comme défenseur du Global South à l'OMC
ANALYSE
Les médias d'État chinois couvrent la MC14 avec une hostilité marquée envers le CBAM, perçu comme un outil de protectionnisme européen contraire aux principes de l'OMC. Le Global Times titre sur "la taxe carbone européenne : une guerre commerciale déguisée en politique climatique", arguant que le CBAM viole le principe de responsabilités communes mais différenciées inscrit dans l'Accord de Paris. Xinhua reprend la position officielle chinoise : les pays développés doivent assumer leur responsabilité historique en finançant la transition verte des pays en développement, pas en imposant des taxes unilatérales.
Le People's Daily inscrit le CBAM dans la narrative plus large de l'"hégémonisme commercial" occidental, un pendant de l'hégémonisme financier. L'article souligne que la Chine, premier émetteur mondial de CO2, a ses propres objectifs de neutralité carbone (2060) et n'a pas besoin de pressions extérieures. Le CGTN met en avant les voix des pays en développement à Yaoundé, se positionnant comme défenseur du Global South — un rôle que Pékin dispute à Brasília et New Delhi.
Le SCMP note avec pragmatisme que la Chine a anticipé le CBAM en développant son propre marché carbone national et que les industries chinoises les mieux positionnées pourront s'adapter — l'enjeu réel est que le CBAM inspire des mécanismes similaires au Royaume-Uni, au Canada et en Australie, créant un mur tarifaire vert autour du monde développé.
SOURCES (1)
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