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Troisième frappe en une semaine contre l'aéroport King Khalid : les victimes sont de sept nationalités, la coalition dirigée par Riyad promet une riposte et Donald Trump dit étudier une participation américaine aux frappes contre les Houthis.
Vladimir Poutine est arrivé le 11 septembre à New Delhi pour le 18e sommet des BRICS, que l'Inde accueille les 12 et 13 septembre ; Xi Jinping y effectue sa première visite en Inde depuis sept ans et doit rencontrer Narendra Modi le 12. Le bloc élargi représente près de la moitié de la population mondiale et environ 40 % du PIB mondial, mais la guerre en Ukraine et le conflit autour de l'Iran divisent ses membres. L'Inde a déployé plus de 30 000 membres des forces de sécurité.
Mardi 8 septembre, douze pays — le Royaume-Uni, la France, le Canada et neuf États européens — ont annoncé vouloir interdire le commerce avec les colonies israéliennes de Cisjordanie occupée, que le ministre britannique Ed Miliband a associées à un « nettoyage ethnique ». Deux heures plus tard, Israël ordonnait la fermeture du consulat britannique de Jérusalem-Est, le départ de diplomates et l'interdiction d'entrée de douze Britanniques. Washington a fait savoir qu'il ne suivrait pas.
Le commandement central américain a annoncé samedi 5 septembre avoir frappé trois pétroliers iraniens, en riposte à des missiles balistiques tirés selon lui par les Gardiens de la révolution vers un porte-avions et un destroyer. Téhéran y voit un crime de guerre au regard de la Charte des Nations unies, et affirme de son côté avoir touché trois navires américains. Les deux récits de la nuit sont inconciliables.
« Le seul qui contrôle le détroit d'Ormuz, c'est la marine américaine », a déclaré Donald Trump depuis le Bureau ovale, affirmant l'avoir entièrement déminé. Le lendemain, un hélicoptère du CENTCOM tirait deux missiles Hellfire sur un cargo panaméen forçant le blocus. Téhéran maintient ses conditions ; le Pakistan et le Qatar annoncent au même moment une percée diplomatique. Le baril grimpe.
Samedi, le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien a publié six exigences préalables à la réouverture du détroit d'Ormuz : fin de la guerre, levée du blocus naval et des sanctions, retrait des forces américaines, indemnisation des dommages, libération des avoirs gelés. Dimanche, les Gardiens de la révolution ont durci le ton pendant qu'Oman négociait un couloir maritime temporaire et que Washington disait « quelques progrès ». Un cinquième du pétrole mondial attend.
La Russie a mené sa troisième attaque massive de la semaine sur Kyiv et son oblast — missiles balistiques et drones, quinze à dix-sept morts selon l'heure de publication, incendies sur les hubs logistiques. Le même jour, un drone ukrainien frappait une plage bondée de Gelendjik, sur la mer Noire : sept morts dont trois enfants selon Moscou. Quinze pays disposaient des mêmes trois événements ; presque aucun n'en a retenu trois.
Donald Trump affirme avoir annulé une frappe et ouvert des pourparlers avec l'Iran, qu'il qualifie de « dernière chance avant décapitation ». Téhéran dément : son seul canal reconnu est une médiation omanaise sur le détroit d'Ormuz, où un cargo a été touché. Vingt et un pays lisent le même ultimatum, entre prise au sérieux et lassitude devant un cycle déjà vu.
Donald Trump dit avoir annulé une frappe contre l'Iran — « la plus grande attaque depuis la Seconde Guerre mondiale » — au motif que les paramètres d'un accord sur Ormuz et le nucléaire étaient réunis. Téhéran dément : « un pur mensonge ». Le brut chute de plus de 5 %. Reste une question que treize capitales tranchent différemment : qui croire quand deux États racontent la même journée autrement ?
Au lendemain de l'annonce par Donald Trump d'un accord de désarmement, le Hamas subordonne son application au retrait préalable de l'armée israélienne et affirme qu'Israël doit d'abord approuver le texte. Trump évoque une « entente » avec Israël tout en reconnaissant une mise en œuvre complexe. Riyad salue l'accord, Doha est remerciée pour sa médiation, mais l'armée israélienne a de nouveau frappé Gaza. Dix pays mesurent différemment ce qui sépare l'annonce du terrain.
Après treize nuits de bombardements américains, Donald Trump ordonne une pause que l'Iran dit réciproquer en interrompant ses représailles. Téhéran nie toute négociation directe malgré des médiations qatarie et pakistanaise, tandis que le pétrole recule et que le détroit d'Ormuz reste sous tension.
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