Les sujets suivis dans ce pays, avec leurs cadrages replacés face au reste du monde.
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Lundi à 7 h 34, un séisme de magnitude 7,4 a frappé l'ouest de la Colombie, épicentre dans le Chocó. Ressenti jusqu'à Quito, Panama et Caracas, il a fait effondrer l'aéroport de Pereira et endommagé des centaines de bâtiments. Le président entré en fonction trois jours plus tôt a décrété le désastre national. Selon les rédactions, le bilan va de 111 à 138 morts — et plus de 2 000 personnes sont recensées comme disparues.
Mercredi, la bande de totalité traversera le Groenland, l'Islande et le nord de l'Espagne, où une éclipse totale n'avait plus été vue depuis 1905. Madrid attend 446 000 visiteurs supplémentaires ; les petites communes redoutent l'incendie, Ibiza la saturation. La France plafonnera à 99 % d'occultation, l'Algérie à 98,6 %. Ailleurs, le même phénomène devient tableau d'horaires, consigne oculaire ou horoscope.
Investi vendredi dans une caserne de Cali, le nouveau président colombien a vu son premier jour de mandat marqué par deux attaques à l'explosif : un policier tué par des drones dans le Cesar, un péage détruit dans le Cauca. Dimanche, la Defensoría del Pueblo recensait des attaques dans onze départements. Washington promet un milliard de dollars, Caracas y lit l'annonce de son propre basculement.
« Israël rejette le document en 15 points » : dimanche, en conseil des ministres, Benyamin Netanyahou a formellement refusé la feuille de route publiée le 31 juillet par le Conseil de paix de Donald Trump et acceptée par le Hamas. Aucun retrait avant un désarmement « véritable », et pas d'État palestinien tant qu'il sera au pouvoir. Sur le terrain, Israël a pourtant réduit ses frappes depuis le 3 août. Élections le 27 octobre.
Le Telegraph affirme que l'UEFA a versé une indemnité à six chiffres à une ancienne employée avec laquelle Gianni Infantino aurait entretenu une relation quand il en était secrétaire général. L'UEFA confirme le versement, Infantino dément « catégoriquement », la FIFA dénonce un « effort concerté et continu ». L'Europe du Nord réclame son départ, l'Afrique et l'Amérique du Sud le soutiennent.
Dimanche, les forces houthies ont revendiqué une frappe de drone contre la raffinerie Aramco de Jazan, sur la mer Rouge ; Riyad a annoncé l'incendie éteint sans blessé. Le même jour, le bombardement du port de Mokha faisait au moins sept morts. Deux jours plus tôt, le Conseil de sécurité condamnait les tirs houthis contre le Royaume depuis le 13 juillet. Un conflit gelé depuis la trêve de 2022 se rallume, deux jours après le pacte de défense Riyad-Ankara-Islamabad.
Samedi, le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien a publié six exigences préalables à la réouverture du détroit d'Ormuz : fin de la guerre, levée du blocus naval et des sanctions, retrait des forces américaines, indemnisation des dommages, libération des avoirs gelés. Dimanche, les Gardiens de la révolution ont durci le ton pendant qu'Oman négociait un couloir maritime temporaire et que Washington disait « quelques progrès ». Un cinquième du pétrole mondial attend.
Madrid a sommé Rome de lever avant le 9 août les contrôles imposés le 1er, puis est passée à l'acte : contrôles sur les voyageurs venus d'Italie jusqu'au 7 septembre. L'Italie prolonge les siens. Derrière la brouille, au moins 141 morts à Ceuta, 1 342 mineurs isolés, et une enquête sur des comptes liés à la Russie. Vingt-deux pays retiennent ces trois fils dans un ordre différent.
Le 7 août 2026, l'avocat millionnaire Abelardo de la Espriella a prêté serment pour 2026-2030 devant Milei, Kast, Noboa, Felipe VI et Infantino — mais sans Gustavo Petro. Investiture délocalisée à Cali, premier discours dans une caserne, 11 000 hommes déployés. Quinze pays racontent le même homme sous quinze noms différents : allié de Trump, président d'extrême droite, outsider antisystème.
Le 7 août 2026, Mohammed ben Salmane, Recep Tayyip Erdoğan et Shehbaz Sharif ont signé au palais Al-Safa un accord stipulant qu'une attaque armée contre l'un des trois pays sera considérée comme une attaque contre tous. Riyad jure qu'il ne s'agit « ni d'un axe militaire ni d'un bloc confessionnel » ; treize pays le lisent autrement, et l'Iran, sa cible implicite, est absent du récit.
Le 5 août 2026 à 06h35 GMT, l'étage supérieur d'une Falcon 9 lancée en janvier 2025 a percuté la Lune à 8 690 km/h après dix-huit mois de dérive incontrôlée. L'objet est le même pour tout le monde ; sa signification, non. Douze pays y voient tour à tour une aubaine scientifique, un problème de débris spatiaux ou une occasion de démontrer leurs propres capacités — et les États-Unis, d'où vient la fusée, sont absents du récit.
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