Les sujets suivis dans ce pays, avec leurs cadrages replacés face au reste du monde.
379 sujets trouvés
Dimanche, les forces houthies ont revendiqué une frappe de drone contre la raffinerie Aramco de Jazan, sur la mer Rouge ; Riyad a annoncé l'incendie éteint sans blessé. Le même jour, le bombardement du port de Mokha faisait au moins sept morts. Deux jours plus tôt, le Conseil de sécurité condamnait les tirs houthis contre le Royaume depuis le 13 juillet. Un conflit gelé depuis la trêve de 2022 se rallume, deux jours après le pacte de défense Riyad-Ankara-Islamabad.
Samedi, le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien a publié six exigences préalables à la réouverture du détroit d'Ormuz : fin de la guerre, levée du blocus naval et des sanctions, retrait des forces américaines, indemnisation des dommages, libération des avoirs gelés. Dimanche, les Gardiens de la révolution ont durci le ton pendant qu'Oman négociait un couloir maritime temporaire et que Washington disait « quelques progrès ». Un cinquième du pétrole mondial attend.
Madrid a sommé Rome de lever avant le 9 août les contrôles imposés le 1er, puis est passée à l'acte : contrôles sur les voyageurs venus d'Italie jusqu'au 7 septembre. L'Italie prolonge les siens. Derrière la brouille, au moins 141 morts à Ceuta, 1 342 mineurs isolés, et une enquête sur des comptes liés à la Russie. Vingt-deux pays retiennent ces trois fils dans un ordre différent.
Le 7 août 2026, Mohammed ben Salmane, Recep Tayyip Erdoğan et Shehbaz Sharif ont signé au palais Al-Safa un accord stipulant qu'une attaque armée contre l'un des trois pays sera considérée comme une attaque contre tous. Riyad jure qu'il ne s'agit « ni d'un axe militaire ni d'un bloc confessionnel » ; treize pays le lisent autrement, et l'Iran, sa cible implicite, est absent du récit.
Le 5 août 2026 à 06h35 GMT, l'étage supérieur d'une Falcon 9 lancée en janvier 2025 a percuté la Lune à 8 690 km/h après dix-huit mois de dérive incontrôlée. L'objet est le même pour tout le monde ; sa signification, non. Douze pays y voient tour à tour une aubaine scientifique, un problème de débris spatiaux ou une occasion de démontrer leurs propres capacités — et les États-Unis, d'où vient la fusée, sont absents du récit.
Le 5 août 2026, Israël a repris ses frappes sur le sud du Liban et ordonné l'évacuation de Mansouri, invoquant une violation du cessez-le-feu ; le lendemain, Tsahal annonçait la mort de deux réservistes, ses premières pertes depuis le 28 juin. Au même moment se tenait à Rome la septième session de négociations sous parrainage américain. Douze pays retiennent ces faits dans un ordre différent — et le monde arabe est absent du récit.
La Russie a mené sa troisième attaque massive de la semaine sur Kyiv et son oblast — missiles balistiques et drones, quinze à dix-sept morts selon l'heure de publication, incendies sur les hubs logistiques. Le même jour, un drone ukrainien frappait une plage bondée de Gelendjik, sur la mer Noire : sept morts dont trois enfants selon Moscou. Quinze pays disposaient des mêmes trois événements ; presque aucun n'en a retenu trois.
Donald Trump affirme avoir annulé une frappe et ouvert des pourparlers avec l'Iran, qu'il qualifie de « dernière chance avant décapitation ». Téhéran dément : son seul canal reconnu est une médiation omanaise sur le détroit d'Ormuz, où un cargo a été touché. Vingt et un pays lisent le même ultimatum, entre prise au sérieux et lassitude devant un cycle déjà vu.
Donald Trump dit avoir annulé une frappe contre l'Iran — « la plus grande attaque depuis la Seconde Guerre mondiale » — au motif que les paramètres d'un accord sur Ormuz et le nucléaire étaient réunis. Téhéran dément : « un pur mensonge ». Le brut chute de plus de 5 %. Reste une question que treize capitales tranchent différemment : qui croire quand deux États racontent la même journée autrement ?
Dans la nuit du 2 au 3 août, l'Ukraine a frappé un 17e entrepôt du géant du e-commerce Wildberries, une raffinerie Rosneft à Saratov et l'aérodrome d'Engels. Moscou dit avoir abattu 635 drones et fait état de huit morts. Kyiv affirme que « l'Amazon russe » ravitaille l'armée : la logistique civile est devenue une cible, et les capitales ne s'accordent ni sur sa légitimité ni sur son efficacité.
Un engin explosif artisanal porté par une femme a détoné samedi soir à l'entrée du restaurant Balzi Rossi, place Koudrinskaïa à Moscou, tuant trois personnes et en blessant entre quinze et vingt et une. Sans revendication, six pays comblent différemment le vide laissé par l'enquête.
Comprenez les enjeux mondiaux dans toutes leurs perspectives.
722 sujets · 75 pays · 8238 perspectives