ANGLE DOMINANT
Paris décrypte ces deux fusillades comme le signe d'une criminalité armée structurée, entre gangs de l'orpaillage illégal et abondance d'armes à feu, alors que la police n'a annoncé aucune arrestation.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Huit hommes armés de fusils AK-47 et de pistolets ont tué 17 personnes (13 hommes, 4 femmes) samedi 26 septembre vers 21 h 30 dans un bar du township de Wedela, à l'ouest de Johannesburg, faisant aussi 15 blessés
- 02
À Lwandle, près du Cap, des hommes armés sont entrés dans un établissement de nuit à 1 h 46 et ont tiré sur les clients, faisant 10 morts et 11 blessés
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Selon RFI, l'Afrique du Sud enregistre environ 60 homicides par jour, et Wedela est une ancienne cité minière en proie aux réseaux criminels d'orpaillage illégal
ANALYSE
Paris, 28 septembre 2026. La presse française détaille heure par heure les deux fusillades qui ont fait au moins 27 morts en Afrique du Sud dans la nuit du samedi 26 au dimanche 27 septembre, avant que le président Cyril Ramaphosa ne promette dimanche que « les niveaux de criminalité et de violence » allaient reculer. Le Monde et RFI reconstituent la première attaque : vers 21 h 30 samedi, huit hommes armés de fusils d'assaut AK-47 et de pistolets s'approchent d'un bar du township de Wedela, dans la région minière de West Rand, à l'ouest de Johannesburg. Ils ouvrent le feu d'abord sur la terrasse, puis à l'intérieur, tuant 13 hommes et 4 femmes et blessant 15 clients. Selon la police, « il semble qu'ils aient fouillé certains clients, s'emparant de leurs téléphones portables avant de fuir à bord de deux voitures non identifiées », qu'ils ont ensuite incendiées. Quatre heures plus tard, à 1 h 46, une seconde attaque frappe un établissement de nuit du township de Lwandle, près du Cap : des hommes armés « ont tiré sur les clients », selon la police, faisant 10 morts et 11 blessés. Aucune arrestation n'avait été annoncée dimanche dans l'une ou l'autre affaire, et le mobile des deux tueries reste, selon la police, inconnu. Les autorités ont mobilisé une équipe de détectives et des unités spécialisées pour retrouver les huit suspects de Johannesburg. RFI rappelle que Wedela est une ancienne cité minière en proie aux réseaux criminels d'orpaillage illégal, où la presse locale décrivait dès août la peur des habitants face aux fusillades à répétition. Le correspondant de RFI à Johannesburg situe ces violences dans un pays qui enregistre environ 60 homicides par jour et où circulent, selon Le Monde, des armes à feu « légales et illégales » en abondance. Ces deux fusillades interviennent cinq jours après une autre tuerie ayant fait au moins 11 morts lors d'une fête près de Durban, et alors que la police enquête par ailleurs, selon Sud Ouest, sur la découverte de onze corps de femmes dans la région d'Ekurhuleni. Face à cette accumulation, Cyril Ramaphosa a déclaré dimanche que les forces de sécurité avaient reçu « l'instruction claire » de faire baisser la criminalité, ajoutant : « Nous ne pouvons pas être un pays où des gens prennent des armes et tirent sur des gens au hasard. »
