ANGLE DOMINANT
Moscou retrace froidement l'escalade entre Alger et Abou Dhabi, de l'accusation d'ingérence à la fermeture, dès le 11 septembre, de l'espace aérien algérien aux appareils émiratis.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le 10 septembre 2026, la télévision d'État algérienne annonce la rupture des relations diplomatiques avec les Émirats, « après épuisement de tous les moyens de préserver les liens bilatéraux » (TASS).
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L'espace aérien algérien est fermé à tous les appareils émiratis, civils et militaires, à partir du 11 septembre à 00h00 heure locale, avec une exception pour les vols commerciaux vers l'aéroport Houari-Boumediene jusqu'à fin 2026 (TASS).
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Dès le 7 février 2026, Alger avait engagé la procédure de résiliation de l'accord aérien bilatéral de 2013 avec les Émirats, notifiée à l'OACI (TASS).
ANALYSE
Moscou, 11 septembre 2026. TASS retrace, sources officielles à l'appui, la chronologie d'une rupture que rien ne rendait totalement imprévisible. Le 10 septembre, la télévision d'État algérienne a annoncé que « l'Algérie a décidé de rompre ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis », précisant que la décision intervenait « après épuisement de tous les moyens de préserver les liens bilatéraux ». Le ministère algérien des Affaires étrangères évoque des actions « de plus en plus provocatrices et hostiles » de la part d'Abou Dhabi, sans détailler davantage les motifs.
Selon TASS, les relations s'étaient dégradées autour de deux griefs récurrents : l'ingérence dans les affaires intérieures algériennes et des désaccords sur la sécurité régionale. L'agence rappelle qu'en octobre 2025 déjà, le président Abdelmadjid Tebboune constatait que les relations avec ce partenaire du Golfe ne progressaient pas comme celles nouées avec le Qatar, le Koweït, Oman ou l'Arabie saoudite, et l'accusait de vouloir saper la stabilité algérienne.
Vedomosti complète le tableau : fin juillet, sans le nommer directement, Tebboune avait qualifié cet État de « источником конфликтов и насилия » (« source de conflits et de violence »), estimant que ses actions avaient nourri l'instabilité régionale, tout en précisant qu'Alger ne voulait pas aggraver des tensions déjà nombreuses entre pays arabes.
Le volet aérien illustre la gradation choisie par Alger. Dès le 7 février 2026, l'Algérie avait engagé la procédure de résiliation de l'accord de services aériens de 2013 avec les Émirats, notifiée à Abou Dhabi et à l'Organisation de l'aviation civile internationale. Le ministère algérien de la Défense a ensuite annoncé la fermeture de l'espace aérien, à compter du 11 septembre à 00h00 heure locale (02h00 à Moscou), à tous les appareils immatriculés aux Émirats, civils comme militaires, dans les deux sens. Une exception subsiste pour les vols commerciaux civils émiratis desservant l'aéroport Houari-Boumediene d'Alger, maintenus jusqu'à l'expiration du contrat fin 2026.