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APPLE POURSUIT OPENAI POUR VOL DE SECRETS COMMERCIAUX
Washington mesure l'ampleur d'une rupture inédite entre deux géants de la Silicon Valley, Apple accusant OpenAI d'avoir orchestré un pillage systématique de ses secrets industriels via d'anciens cadres transfuges.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
Washington, 11 juillet 2026. La rupture entre Apple et OpenAI vire au contentieux judiciaire. Vendredi, le fabricant de l'iPhone a déposé une plainte devant un tribunal fédéral du nord de la Californie, accusant le créateur de ChatGPT d'avoir dérobé des secrets commerciaux pour développer son propre matériel grand public. Dans sa requête, Apple ne mâche pas ses mots : « à tous les niveaux, des membres de son personnel technique jusqu'à son directeur du matériel, et en coordination avec ses partenaires commerciaux, OpenAI a dérobé les secrets commerciaux et les informations confidentielles d'Apple », écrit l'entreprise, citée par CNBC.
Le renversement est spectaculaire. En 2024, les deux sociétés avaient scellé un partenariat très médiatisé, ChatGPT étant intégré au système d'exploitation de l'iPhone, Sam Altman s'étant rendu en personne au siège d'Apple pour l'annonce. Les relations se sont refroidies après qu'OpenAI a annoncé son entrée dans le matériel informatique, rachetant pour 6,4 milliards de dollars la start-up IO Products de l'ancien designer vedette d'Apple, Jony Ive. Signe de la rupture consommée, la nouvelle version de Siri attendue à l'automne s'appuiera sur les modèles Gemini de Google plutôt que sur la technologie d'OpenAI.
Le cœur de la plainte vise d'anciens salariés d'Apple recrutés par OpenAI. Le directeur du matériel d'OpenAI, Tang Tan, ancien vice-président d'Apple, est nommé personnellement comme défendeur. Apple l'accuse d'avoir demandé à des candidats encore employés par Apple d'apporter « de véritables pièces » de l'entreprise lors de séances « show and tell » destinées à en extraire davantage d'informations confidentielles, et d'avoir conseillé aux transfuges comment contourner les procédures de sécurité internes.
L'affaire survient alors qu'Apple engrange les fruits d'une stratégie d'intelligence artificielle à bas coût, son titre ayant signé un record à la clôture jeudi grâce à une hausse de 16,5 % depuis janvier, quand la plupart des autres géants du « Magnificent Seven » restent sous leurs sommets. OpenAI, de son côté, prépare une introduction en Bourse valorisée à 852 milliards de dollars, sous la direction consolidée de son président Greg Brockman. La controverse fait aussi écho à une tension plus large dans la tech américaine autour du consentement et de l'usage de la propriété d'autrui, illustrée cette semaine par la polémique visant l'outil de génération d'images de Meta.
Cadrage Apple-centré : la couverture reprend essentiellement la version et les citations de la plainte déposée par Apple, sans réaction détaillée d'OpenAI.
Préférence pour les sources économiques : le suivi de l'affaire s'appuie majoritairement sur des médias financiers (CNBC), mettant l'accent sur les répercussions boursières plutôt que sur le fond juridique du dossier.
Faible couverture du sort des salariés visés : peu d'éléments sur les conséquences judiciaires pour Tang Tan et les autres anciens employés d'Apple cités dans la procédure.
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