ANGLE DOMINANT
Brasília décrypte l'attentat de Monaco comme un épisode du conflit russo-ukrainien transposé en Europe, en parallèle des accusations sur le sabotage du Nord Stream.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Anastasiia Berezovska, 39 ans, ukrainienne germanophone, visée par un avis rouge Interpol pour tentative d'homicide et placement d'explosif — elle aurait déclenché le colis piégé par télécommande selon le vice-procureur Morgan Raymond
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Vadym Yermolaïev est sous sanctions ukrainiennes depuis décembre 2023 pour activités commerciales d'alcool en Crimée occupée par la Russie
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Le 2 juillet 2026, le Parquet fédéral allemand a formellement accusé des autorités étatiques ukrainiennes d'avoir ordonné le sabotage des gazoducs Nord Stream 1 et 2 en septembre 2022 — première mise en cause à ce niveau
ANALYSE
Brasília, 4 juillet 2026. Le 29 juin au soir, un colis piégé a blessé trois personnes à Monaco : l'oligarque ukrainien Vadym Yermolaïev, sa compagne — toujours en état critique — et leur fils de 13 ans. L'explosion s'est produite vers 21h00 près de la Place des Moulins, à la frontière franco-monégasque, dans ce que G1 Globo qualifie de « première du genre dans le Principauté ».
La justice monégasque a identifié la suspecte principale : Anastasiia Berezovska, 39 ans, ukrainienne germanophone. Interpol a émis un avis rouge pour tentative d'homicide, placement d'explosif en lieu public et association criminelle. Selon le vice-procureur Morgan Raymond, cité par la Folha de S.Paulo, Berezovska aurait déposé le colis puis déclenché l'explosion à distance via télécommande, à l'arrivée des victimes. Elle aurait ensuite rejoint la France à pied avant de prendre un véhicule loué en Allemagne pour fuir via plusieurs pays européens, dont l'Italie. Les autorités avaient d'abord décrit le suspect comme masculin, après l'avoir repéré en tenue sombre sur des caméras de surveillance. Raymond a précisé que la suspecte avait fréquenté la zone les jours précédents, vêtue de façon similaire.
Le profil de la victime structure le récit brésilien. Yermolaïev est sous sanctions ukrainiennes depuis décembre 2023, décidées par le Conseil de sécurité nationale de Zelensky en raison d'activités commerciales d'alcool en Crimée occupée par la Russie. La presse brésilienne relie l'attentat aux accusations lancées le 2 juillet par le Parquet fédéral allemand contre un ex-officier ukrainien, Serhii K., pour le sabotage des gazoducs Nord Stream 1 et 2 en septembre 2022. Serhii K. aurait dirigé une équipe de plongeurs et d'experts en explosifs depuis un yacht loué, entrant en Allemagne avec un faux passeport. C'est la première fois que des autorités étatiques ukrainiennes sont formellement accusées dans ce dossier.
Pour la presse de São Paulo et Rio de Janeiro, Monaco et Nord Stream signalent un conflit dont les opérations s'étendent bien au-delà des zones de combat. Veja rappelle que Kiev venait de subir, le 3 juillet, l'attaque de drones et missiles la plus meurtrière depuis 2022 : au moins 30 morts et plus de 90 blessés. La couverture brésilienne reste factuelle, sans prise de position officielle de Brasília, et contextualise l'attentat dans la logique d'un conflit aux ramifications atteignant désormais les places financières européennes.
SOURCES (4)
- G1 Globo MundoMOYEN
- VejaMOYEN
- Folha MundoMOYEN
