ANGLE DOMINANT
Paris scrute sa propre implication géographique : l'attentat à Monaco s'est produit à deux pas de la frontière française, la suspecte a fui via le territoire national, et la coopération policière franco-monégasque a été décisive pour identifier Anastasiia Berezovska en moins de 53 heures.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Anastasiia Berezovska, 39 ans, ukrainienne résidente en Allemagne, identifiée en 53 heures comme principale suspecte via une notice rouge Interpol (L'Obs)
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La suspecte a effectué plusieurs repérages les 26, 27 et 28 juin déguisée en homme, selon le procureur adjoint Morgan Raymond (HuffPost France)
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Deux hommes ont été interpellés mais sans preuve de participation active ; la suspecte a fui via la France puis l'Italie en voiture de location (Le Monde)
ANALYSE
Paris, 3 juillet 2026. Trois jours après l'explosion d'un colis piégé dans le hall d'un immeuble de la Principauté, Interpol a diffusé une « notice rouge » contre Anastasiia Berezovska, 39 ans, ukrainienne dont le dernier domicile connu est en Allemagne. Cette ressortissante est recherchée pour « tentative d'assassinats, dépôt dans une intention criminelle sur la voie publique d'un engin explosif, association de malfaiteurs ».
La cible de l'attentat est Vadim Ermolaev, oligarque ukrainien de nationalité chypriote âgé de 58 ans, résident à Monaco. Lundi 29 juin au soir, il rentrait chez lui avec sa compagne et son fils de 13 ans lorsqu'un dispositif explosif dissimulé dans un colis a déclenché une violente déflagration dans le hall de leur immeuble. L'une des victimes a son pronostic vital « engagé », a précisé le procureur général Stéphane Thibault. L'immeuble est situé dans un quartier directement frontalier du territoire français.
Le profil de la suspecte est précis. Brune aux cheveux mi-longs, elle portait une marinière à manches courtes sur les photos Interpol, avec un tatouage « possiblement un serpent » sur le bras droit. Sur les images de vidéosurveillance, elle était « grimée en homme », visage dissimulé sous un bob noir. Le procureur adjoint Morgan Raymond a précisé qu'elle avait effectué « plusieurs repérages » les 26, 27 et 28 juin, surveillant ses cibles depuis un banc à proximité de l'immeuble.
La suspecte n'aurait pas agi seule. « Deux personnes de sexe masculin ont été interpellées », a indiqué le procureur adjoint, sans que les investigations n'aient établi de « participation active » de leur part. Après l'explosion, elle a pris la fuite via la France puis l'Italie dans une voiture de location. Son domicile allemand a été perquisitionné vendredi.
L'enquête a été confiée à trois juges d'instruction pour tentative d'assassinat. Thibault a salué « une coopération pénale internationale, tant policière que judiciaire, efficace », ayant permis d'identifier la suspecte en « un temps particulièrement court » — 53 heures selon L'Obs. La proximité géographique avec la France, par laquelle la suspecte a transité, confère à cette affaire une dimension nationale directe.
L'affaire s'inscrit dans un contexte de tensions liées à la guerre russo-ukrainienne. Ermolaev, décrit comme un homme d'affaires sanctionné aux intérêts liés à la sphère russe, représentait une cible à haute valeur symbolique dans une principauté de 2 km² jusqu'ici épargnée par ce type de violence.
SOURCES (5)
- 20 MinutesMOYEN
- HuffPost FranceMOYEN
- L'ObsMOYEN
